Le 04/11/2014

Apprentis : mobilité professionnelle et effets salariaux

L'Insee vient de publier une étude sur la mobilité professionnelle des apprentis à l'issue de leur contrat de formation, en s'appuyant sur une enquête du Cereq.

L'Insee y identifie les formes et les déterminants de la mobilité des apprentis et estime les effets de cette mobilité sur leur salaire. Sur le court terme, les niveaux de salaire à l'embauche des apprentis mobiles ne sont pas significativement différents de ceux des "immobiles".
Les déterminants du salaire ne sont toutefois pas identiques pour les deux populations. Sur le moyen terme, les écarts de salaire se creusent à l'avantage des apprentis qui ont été embauchés dans l'entreprise où ils ont été formés.

Ce sont les apprentis embauchés à la fin de la période de formation mais changeant d'entreprise après quelques mois, qui connaissent les évolutions de salaire les plus importantes. La mobilité profite donc surtout aux apprentis qui avaient d'abord été recrutés par leur maître d'apprentissage. Moins d'un apprenti sur quatre de niveau V (CAP) ou inférieur est embauché dans son entreprise d'accueil à l'issue de son contrat, 16 % des apprentis sont toujours chez leur maître d'apprentissage trois ans après la fin de leur contrat. Si les petites entreprises sont très nombreuses à accueillir des apprentis, elles sont sous-représentées dans le recrutement de ces apprentis : 67 % des apprentis de niveau V ont quitté leur entreprise formatrice à la fin de leur formation.

La probabilité d'être embauché est plus élevée dans l'industrie et l'agriculture que dans la coiffure ou l'hôtellerie-restauration.

Apprentis : mobilité professionnelle et effets salariaux