Le 16/02/2016

Contrats aidés : enquête

Le Ministère du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social vient de publier une enquête de la Darès sur le recours aux contrats aidés. La Darès présente les résultats détaillés de l'enquête réalisée en 2014 auprès des établissements utilisateurs de contrats aidés : contrat unique d'insertion ou contrat emploi d'avenir.

11 000 employeurs ayant recruté une personne en contrat aidé entre septembre et novembre 2013 ont été interrogés quelques mois après l'embauche d'un salarié.

L'interrogation a porté sur :

  • les motifs de recours au contrat aidé,
  • les modalités de recrutement et l'intervention du service public de l'emploi,
  • le suivi du salarié en termes d'accompagnement, de formation ou d'organisation du travail pendant son contrat,
  • l'intention de l'employeur de maintenir le salarié en emploi à l'issue de l'aide,
  • la situation de l'établissement fin 2013 et les perspectives pour l'année 2014.

Dans 84 % des cas, les établissements du secteur marchand envisagent de maintenir les salariés en emploi à l'issue de l'aide financière de l'Etat, contre seulement 37 % dans le secteur non marchand. Concernant les modalités de recrutement, un tiers des bénéficiaires de contrats aidés étaient déjà connus de l'employeur ou de son entourage avant le recrutement, et la moitié des personnes recrutées ont été orientées par un organisme spécifique (principalement Pôle emploi et les missions locales).

Dans le secteur non marchand, 64 % des contrats n'auraient pas été signés en l'absence d'aide de l'Etat, contre seulement 19 % dans le secteur marchand. La dernière partie de l'étude recense les actions de formation et d'accompagnement des bénéficiaires des contrats.

Ainsi, 24 % ont suivi une formation avant le début du contrat et 76 % une formation d'adaptation au poste de travail. D'autres actions de formation ont été réalisées ou sont programmées pour 74 % des contrats. Un tuteur a été nommé pour 95 % des bénéficiaires.

Des informations plus précises sur la nature des formations et le ressenti des employeurs en termes de contrainte sont déclinées.