Le 25/01/2017

Formation professionnelle : bilan

Au Conseil des ministres du 25 janvier 2017, la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social et la secrétaire d’Etat chargée de la formation professionnelle et de l’apprentissage ont présenté une communication relative à la formation professionnelle. Un bilan d'action du quinquennat a été établi.
Depuis 2012, le Gouvernement a structuré son action dans le champ de la formation professionnelle autour de deux axes :
- former plus, former mieux et former utile ;
- donner à chacun la liberté et les moyens de réussir son parcours professionnel tout en lui proposant l’accompagnement dont il a besoin.
 
Former plus, mieux et utile, en intensifiant l’effort de formation, notamment avec le plan 500 000 formations supplémentaires, qui double le nombre d’actions au bénéfice des personnes en recherche d’emploi ; en s’attachant à corriger une grande inégalité, par une attention particulière aux publics fragiles et les plus éloignés de l’emploi, jusqu’alors souvent oubliés ; en améliorant l’adéquation entre formations et besoins des entreprises, grâce à des diagnostics territoriaux établis avec les acteurs de terrain et au développement de la capacité d’anticipation sur l’évolution des besoins en compétences – mission de service public confiée à l’établissement public qui vient de succéder à l’Afpa. Les objectifs quantitatifs du plan 500 000 formations supplémentaires sont atteints, avec près de 1,1 million d’actions de formation en 2016, dont 300 000 pour les publics prioritaires. Attentif aux besoins des personnes et des entreprises et à la qualité des réponses apportées, l’Etat a proposé de prolonger le plan sur le premier semestre 2017 tout en procédant à son évaluation, afin d’en tirer tous les enseignements utiles. Les modalités de cette prolongation sont en cours de discussion avec les conseils régionaux et les partenaires sociaux.
 
La loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l'emploi et à la démocratie sociale :
- a prévu un cadre structurant pour la mise en œuvre de ces efforts, notamment par la place centrale qu’elle reconnaît au quadripartisme, levier de réforme en profondeur des politiques d’emploi, de formation et d’orientation professionnelles,
- porte l'ambition de permettre à chacun de construire son parcours professionnel, de manière éclairée, dans un cadre de liberté et de sécurité,
- institue des droits nouveaux : premier niveau de qualification, avec le concours du service public régional de la formation professionnelle ; accès à la qualification grâce notamment au Compte personnel de formation (CPF) et au Conseil en évolution professionnelle (CEP). Le CEP, service gratuit et personnalisé, propose à chacun de devenir acteur de son parcours, d’être accompagné dans ses choix et responsabilisé dans ses décisions. Depuis 2015, 720 000 dossiers utilisant le CPF ont été validés. En 2016, le nombre de comptes ouverts a augmenté de 53 % ; plus de 12,3 millions d’heures ont été mobilisées. Le Compte Personnel d’Activité, qui intègre le CPF depuis le 1er janvier 2017, conforte encore l’universalité du droit à la formation. La loi du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels a notamment permis de doubler à compter du 1er janvier 2017 les droits à la formation inscrits dans le compte personnel d’activité (CPA) des personnes peu qualifiées et a institué un mécanisme d’abondement des droits à la formation pour les jeunes sortis sans qualification du système scolaire,
- permet aux entreprises d’optimiser leur investissement en formation en fonction de leurs priorités stratégiques, dans le cadre d’un dialogue social riche : 256 accords de branche ont été signés. Les entretiens professionnels favorisent la synthèse entre désirs individuels de formation et besoins de l’employeur.
Dans ce nouveau contexte, l’appareil de formation a été amené à s’adapter, à moderniser ses modalités pédagogiques (digitalisation) et à s’engager dans des démarches qualité depuis le 1er janvier 2017 (27 labels et certifications reconnus).
 
Donner à chacun la possibilité de se révéler grâce à la formation professionnelle, c’est aussi l’objectif du Gouvernement dans son soutien à l’apprentissage, afin que cette voie de formation gratuite, moderne et efficace soit accessible à tous les jeunes pour tous les niveaux de qualification : rénovation de l’appareil de formation (100 000 places modernisées, avec 450 M€ en provenance du PIA), réforme du financement, augmentation des aides à l’apprentissage en 2015 (en particulier pour les mineurs) et stabilisation de ces aides, travail pour lever des freins réglementaires au développement de l’apprentissage, développement massif dans les services et opérateurs de l’Etat (8 500 apprentis recrutés depuis la rentrée 2015), ouverture à l’apprentissage des titres professionnels du ministère chargé de l’emploi, aides reconnaissant le rôle formateur des entreprises, orientation professionnelle choisie avec les programmes de découverte des métiers de l’éducation nationale et la publication à venir des taux d’insertion des formations, égalité des droits avec les étudiants et les salariés, soutien au pouvoir d’achat (335 € en 2017 pour les moins apprentis de 21 ans). Les résultats sont au rendez-vous, avec une augmentation de 3,5 % des entrées en apprentissage sur la campagne 2015/2016.
 
L’éducation et la formation sont des leviers puissants pour agir, modifier les représentations, développer les attitudes, comportements et compétences indispensables pour s’adapter. La formation tout au long de la vie commence dans la sphère éducative, se prolonge avec la formation professionnelle et s’appuie sur toutes les expériences vécues, au service de la performance des entreprises et de la sécurisation des parcours professionnels des personnes. En savoir plus