Le 15 juillet 2019

Mieux épargner et investir dans nos entreprises

Quels impacts des récentes réformes « isf » et « flat tax » ? Comment aller plus loin ?

La CCI Paris Ile-de-France analyse les récentes évolutions et formule des propositions économiques et fiscales pour aller encore plus loin dans le soutien au capital des entreprises en France.

La fiscalité du capital pesant en France sur les entrepreneurs est depuis de nombreuses années un critère de décision primordial qui supplante les considérations d’ordre strictement économique. Son ampleur, sa complexité, son instabilité, voire ses incohérences, ont constitué des handicaps majeurs venant freiner la relance de l’économie nationale.

Alors que la France a un taux d’épargne des plus importants, on ne peut que déplorer les stratégies d’investissement des Français. En effet, l’aversion au risque et le goût pour les placements « sécurisés » sont des freins pour améliorer le financement des entreprises. Pour les inciter à investir dans des supports plus risqués ou à plus long terme la politique a été, longtemps, de privilégier des enveloppes fiscales permettant une défiscalisation en échange d’un investissement. 

Cette politique fiscale donnait en outre une image négative de la France avec une imposition trop lourde et une mauvaise lisibilité. Son attractivité était réduite et les ménages assujettis à cette imposition optaient trop souvent pour une expatriation. Or, ce sont eux qui auraient eu les moyens d’investir dans le capital de nos entreprises et de prendre des risques.
Les récentes réformes de la taxation du capital sont venues apporter des réponses à ces problématiques. 

C’est pourquoi la CCI Paris Ile-de-France revient sur les fondements de ces réformes de la fiscalité du capital et analyse, au regard des éléments disponibles à ce jour, leurs premiers impacts. Elle formule également des propositions pour aller plus loin dans cette démarche en soutien à la croissance et à la compétitivité des entreprises en France.