Impression 3D : perspectives industrielles et/ou utopie sociétale ?

auteur  Jean-Gilles Cahn
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Février 2014
Ce FriedlandPapers fait le point sur le marché de l'impression 3D et présente ses derniers développements. Ce numéro s'interroge également sur le business model des fab labs et s’inquiète de la place de la France dans cette "révolution".

Le marché de la fabrication additive, plus communément appelée impression 3D, entre dans une nouvelle ère. Après avoir prospéré dans les laboratoires, cette technologie très novatrice sur laquelle nous avions déjà attiré l’attention, arrive dans les entreprises et commence à intéresser le grand public. Les politiques au plus haut niveau s’emparent du sujet et n’hésitent pas à fonder sur elle les plus grands espoirs.

Le président Obama n’a-t-il pas déclaré, dans son discours sur l’état de l’Union de février 2013, que "cette technologie a le pouvoir de révolutionner la façon dont nous fabriquons presque tout".

Mais cette exaltation générale se teinte parfois de questionnements : l’expression anglo-saxonne "almost anything", employée dans l’enthousiasme, doit-elle être comprise comme "presque tout" ou dans son acception, plus inquiétante, de "quasiment n’importe quoi" ? Un célèbre professeur du MIT, créateur du premier "fab lab", pose explicitement la question : "Comment pourra-t-on vivre, apprendre, étudier, travailler ou jouer quand n’importe qui pourra fabriquer n’importe quoi n’importe où ?"

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