Le recul des parts de marché françaises dans le monde - quelles vérités

auteur  Corinne VADCAR
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Janvier
Les chiffres sur le déficit commercial extérieur de la France viennent, de façon récurrente, mettre en exergue la faiblesse du nombre d’entreprises exportatrices, la mauvaise orientation sectorielle et géographique des exportations françaises, etc. comme facteurs explicatifs du recul des parts de marché françaises dans le monde. L’obsédante comparaison entre les performances allemandes et françaises – à laquelle les développements ci-dessous n’ont pas complètement échappé – est, par ailleurs, d’autant plus frustrante que le profil de l’Allemagne est relativement atypique. Depuis plus de deux ans, les hommes politiques ne s’écartent pas de ce discours comparatif alors que l’Espagne et le Royaume-Uni ont enregistré, en 2006, un déficit commercial respectif de 61,2 milliards et de 82 milliards d’euros. Plus de deux ans également que les mêmes mécanismes "causes/effets" sont invoqués et que les plans d’action à l’international s’enchaînent avec plus ou moins d’inefficacité.

Collection : Friedland Papers

Dans ce contexte, l’on se réjouira que de récentes études soient venus exclure cet ensemble de causes continûment mises en avant. On serait tenté d’aller plus loin encore… La France n’offre pas à l’export de produits innovants et sur mesure… On convainc actuellement à tort que les PME doivent grandir avant d’exporter alors que l’on grandit en exportant. Enfin, les entreprises françaises n’ont pas suffisamment de culture de l’international. Il y a, sans aucun doute, tout un rapport à l'internationalisation à changer…





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