Le printemps de l’entrepreneuriat en France, peut-il avoir des effets macroéconomiques ?

auteur  Jean-Luc BIACABE
Janvier 2015
Découvrez le dernier numéro des FriedlandPapers de la CCI Paris Île-de-France sur le printemps de l’entrepreneuriat en France.

L’économie française va mal. S’il est un pays menacé par la "stagnation séculaire", c’est bien l’Hexagone. Croissance nulle, chômage élevé, déficits chroniques, la litanie est longue des problèmes macroéconomiques qui hypothèquent lourdement notre avenir au point, selon certains, de favoriser le départ des jeunes diplômés et des entrepreneurs.

Pour autant, en dépit d’un environnement fiscal, social, réglementaire, psychologique, défavorable, il existe de multiples signaux que le "canard est toujours vivant". Les initiatives entrepreneuriales (incubateurs, espace de co-working, webschool, etc.) se multiplient dans tous les sens, des start-ups françaises, essentiellement numériques, font régulièrement la Une des médias pour leurs succès internationaux, les "vieilles" entreprises annoncent des plans de transformation numérique ambitieux, etc.

Le fossé semble ainsi de plus en plus large entre une macroéconomie déprimante et une microéconomie pleines de promesses. Si le débat entre ces deux branches de l’économie est un grand classique, les termes dans lesquels il se pose aujourd’hui en France sont inusités. Le printemps de l’entrepreneuriat, qui semble émerger en France, est-il annonciateur d’un futur renouveau macroéconomique ? Au contraire, la stagnation macroéconomique ne risque-t-elle pas de tuer dans l’œuf ces velléités microéconomiques émergentes ? 

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