Les groupes étrangers en Ile-de-France : un impact croissant sur l'emploi régional

Aurélie DEUDON, Nathalie MORER (INSEE Ile-de-France)
60
Octobre 2003
Une publication
du CROCIS
4 pages
Si l'Ile-de-France conserve une forte attractivité en France en termes d'investissements directs étrangers (IDE) et d'implantations étrangères, la présence de groupes étrangers se renforce nettement dans plusieurs autres régions françaises qui concurrencent de plus en plus la région-capitale. Au regard des données disponibles pour l’ensemble du territoire national et des perspectives économiques de la région, qu'en est-il aujourd'hui de la présence étrangère en Île-de-France et quel est son impact sur l'emploi francilien ?

L'Île-de-France, région-capitale, est la première région d'accueil des entreprises étrangères en France, avec à la clé un nombre important d'emplois générés. Cependant, l'analyse de la situation francilienne au cours de la dernière décennie révèle un moindre dynamisme de l'Ile-de-France par rapport à d'autres régions françaises. Aussi, la situation variant en fonction du secteur observé et du pays de provenance des investissements directs étrangers, la région Ile-de-France doit pouvoir miser sur ses atouts pour confirmer, en France et en Europe, son attractivité auprès des entreprises.

L'Île-de-France, première région d'accueil des entreprises étrangères

L'Île-de-France est la première région d'accueil des groupes étrangers en France : en 2001, elle concentre ainsi plus du quart des établissements (8 900 sur 34 000) et près de 30 % des emplois étrangers (456 000 emplois) alors qu'elle accueille 22 % des établissements et 25 % du total des emplois du territoire national. Elle devance donc largement la région Rhône-Alpes, qui ne repré- sente que 11 % des établissements et des emplois étrangers en France.

Cette place dominante de l'Ile-deFrance n'a certes jamais été menacée mais, depuis 1994, l'implantation étrangère s'est renforcée plus fortement en province. En effet, la régioncapitale accueillait alors près de 30 % des établissements et emplois étrangers en France. La dynamique de groupes (fusions, acquisitions et rationalisation des effectifs, notamment dans les sièges sociaux) a, en fait, fortement contribué à cette évolution.

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