Les prévisions économiques 2010 dans les régions européennes : les chefs d'entreprise reprennent confiance

Hors-série
Décembre 2009
Une publication
du CROCIS
4 pages
Les derniers résultats de l'enquête de conjoncture menée en septembre 2009 dans les 27 pays de l'Union européenne et coordonnée par Eurochambres (Eurochambres Economic Survey) ont mis en évidence un regain de confiance de la part des chefs d'entreprise européens.

Cependant, ce retour de la confiance ne permet pas de compenser la chute enregistrée il y a un an et l'opinion quant au climat des affaires reste à un niveau inférieur à celui enregistré avant 2008. En effet, si plusieurs pays sont sortis de la récession au printemps dernier (l'Allemagne et la France notamment), ce n'est pas encore le cas globalement en Europe et la reprise sera de toute façon très molle (les dernières prévisions de croissance de la Commission européenne estiment l'évolution du PIB à seulement + 0,7 % en 2010).

Cette prudence s'est transposée dans les résultats détaillés de l'enquête. Tout d'abord, les prévisions des dirigeants d'entreprise européens pour l'évolution de leur chiffre d'affaires total sont tout juste au niveau de celles de l'an passé et, surtout, sont restées très éloignées de celles qui étaient émises avant la crise ; les dirigeants européens interrogés comptent par ailleurs moins sur leur marché domestique que sur l'international pour relancer leur activité. Ensuite, si les chefs d'entreprise ont fait part d'un certain optimisme pour leur chiffre d'affaires, la crise économique a encore des effets négatifs sur l'emploi et les investissements.

Les prévisions des entrepreneurs pour 2010 pour l'évolution de leur nombre de salariés sont ainsi légèrement négatives et sont surtout encore inférieures à ce qu'elles étaient un an auparavant. Selon la Commission européenne, la détérioration du marché du travail en Europe devrait en effet perdurer en 2010 et la taux de chômage dépasser les 10 %. Pour ce qui est des investissements, les entreprises européennes sont tout aussi réservées que pour l'emploi : le solde d'opinion est de - 3 ; difficile en effet de penser à investir alors que les capacités actuelles de production sont utilisées à moins de 75 % en Europe.

[...]