L'activité francilienne de nouveau en proie au doute

Automne 2011
Novembre 2011
Une publication
du CROCIS
La situation de l’emploi et de la conjoncture économique en Île-de-France à l’automne 2011

L’environnement économique mondial

Après un début d’année solide (avec, notamment, une croissance du PIB au premier trimestre de + 0,8 % en zone euro), l’économie mondiale a subi dès la fin du printemps un très net coup d’arrêt lié à la remontée des doutes concernant les dettes et les déficits publics aux Etats-Unis et, surtout, en zone euro. A court terme, une nouvelle récession n’est pas totalement exclue même si, au niveau mondial, le scénario le plus probable reste un ralentissement généralisé. Des récessions (au moins « techniques ») risquent toutefois d’avoir cours en Europe. En tout état de cause, cette activité ralentie risque de maintenir pendant de longs mois le chômage à un niveau élevé aux Etats-Unis et en Europe (exception faite de l’Allemagne).

La crise de la dette en Europe a fini par peser sur l'activité mondiale

Les troubles géopolitiques en Afrique et au Moyen-Orient et le tsunami au Japon auront finalement eu des impacts limités sur l’activité mondiale en 2011 (même si le Japon ne devrait pas éviter une contraction de son PIB en 2011). De même, la hausse des prix des matières premières, en particulier celui du pétrole, observée en début d’année a, certes, eu des effets au printemps mais ceux-ci ne se sont pas prolongés au-delà de l’été.

Ainsi, alors que les sources de menace sur l’activité mondiale étaient multiples, c’est bel et bien le niveau des dettes souveraines aux Etats-Unis et en Europe qui a fini par peser sur l’activité mondiale et enrayer le redémarrage en cours depuis 2009. Ainsi, la croissance du PIB mondial qui était attendue à plus de 4,0 % en 2011 sera en-deçà de ce seuil et pourrait même seulement difficilement franchir les 3,5 %.

En effet, l’activité en Europe est très ralentie en Europe depuis le printemps et la crise de la dette a nécessité la généralisation de plans de rigueur qui limitent encore plus la croissance économique.

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