L'économie francilienne fait mieux que le reste de la France... mais sans éclat

3e trimestre 2014
Décembre 2014
Une publication
du CROCIS
20 pages
La situation de l’emploi et de la conjoncture économique en Île-de-France à l’automne 2014.

Au niveau mondial, la croissance bute toujours sur le seuil des + 3,0 % annuels. En effet, si les Etats-Unis et le Royaume-Uni voient leur activité se raffermir, celle des économies émergentes est toujours en phase de ralentissement et le Japon est à nouveau en « récession technique ». Surtout, les difficultés persistent en zone euro, même si, lentement, le taux de chômage continue à s’y réduire.

Dans ce contexte de croissance hétérogène dans le monde, le PIB français fait partie du bas du classement : en 2014, la croissance trimestrielle n’a pas fait mieux que + 0,3 % (au troisième trimestre) et un repli de 0,1 % a même été enregistré au printemps. A défaut de reprise, l’économie française doit donc se contenter de rester en phase de rétablissement et la croissance devrait ressortir à seulement + 0,4 % sur l’ensemble de l’année. Il faudra par conséquent encore attendre (2016 ?) pour espérer retrouver un niveau d’activité suffisant pour redynamiser un marché de l’emploi retombé à son niveau d’il y a 10 ans.

En Ile-de-France, l’activité semble un ton au-dessus de la dynamique nationale : cela permet notamment à l’emploi salarié francilien, contrairement à celui d’autres régions, d’être proche de son niveau d’avantcrise. Néanmoins, les difficultés persistent également. Le secteur de la construction est à ce titre particulièrement préoccupant. Dans ce contexte, même s’il reste contenu comparativement au niveau national, le nombre de défaillances d’entreprises est reparti à la hausse ; de même, le marché du travail reste dégradé : à 8,6 %, le taux de chômage régional actuel reste parmi les plus élevés des années 2000.

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