Le marché du travail francilien n’est plus épargné par la crise

Benoît Pentinat et Julie Roy (Insee Ile-de-France)
320
Juin 2009
Une publication
de l'INSEE
4 pages
L’activité s’est fortement réduite au premier trimestre 2009. Le marché du travail francilien, moins affecté jusqu’au début 2009, est désormais atteint par la dégradation de l’emploi dans le tertiaire. Les perspectives restent peu encourageantes pour la fin de 2009, même si la contraction de l’activité devrait progressivement se réduire. Malgré ce contexte peu favorable, la création d’entreprises reste dynamique grâce au nouveau dispositif de l’auto-entrepreneur.

La récession mondiale, amorcée au second semestre 2008, s’est amplifiée au premier trimestre 2009.

Face à des perspectives d’activité très dégradées depuis fin 2008, les entreprises ont dû faire face à des surcapacités de production et à des conditions de financement difficiles. Elles ont limité leurs investissements et fortement réduit leurs stocks. La chute du commerce mondial s’est accentuée au premier trimestre 2009. L’intervention des Etats pour soutenir les banques et la baisse des taux directeurs des principales banques centrales ont permis aux marchés financiers de se détendre peu à peu.

Les inquiétudes sur la santé des banques se sont nettement apaisées. La réduction des tensions sur les marchés financiers conjuguée à la mise en œuvre des plans de relance contribue à améliorer le climat des affaires, même si celui-ci reste encore très dégradé. Ces signaux moins négatifs laissent à penser que le point le plus aigu de la crise aurait été atteint et que la récession perdrait en intensité au second semestre.

En partenariat avec