Un niveau d’activité déterioré pour les secteurs de la restauration traditionnelle et des débits de boissons

Situation financière des TPE franciliennes
auteur  Yves BURFIN
2
Décembre 2009
Une publication
du CROCIS
4 pages
Le secteur de la restauration traditionnelle est en grande majorité composé de professionnels indépendants. Le secteur est cependant très atomisé avec d'un côté de nombreuses petites structures indépendantes et de l'autre des grands groupes auxquels sont associées des chaînes de restaurants de renom.

De plus, depuis quelques années, le secteur connaît un fort mouvement de concentration, les entreprises indépendantes perdant des parts de marché face aux grandes chaînes de restauration. La crise économique actuelle a eu un fort impact négatif sur la consommation en dépenses de services de restauration (environ 3,5 % selon les prévisions du XERFI en 2009), ce qui devrait amplifier ce mouvement, les petites structures étant souvent les plus fragiles. Plus de 93 % des entreprises du secteur comptent moins de 20 salariés, soit une part plus importante que celle constatée sur l'ensemble des secteurs (89 %).

Néanmoins, seule une entreprise sur cinq n'emploie aucun salarié, contre une sur deux pour l'ensemble des activités économiques. C'est en effet un secteur où le besoin en main-d'œuvre est important. Cette caractéristique est également visible au travers des effectifs salariés : la restauration traditionnelle de moins de 20 salariés emploie en moyenne 3,2 salariés quand l'ensemble des secteurs d'activité en emploient seulement 1,6. Au total, près de 63 % des salariés travaillent ainsi dans un établissement de moins de 20 salariés, ce qui est environ près du double du pourcentage constaté sur l'ensemble des activités économiques franciliennes. 

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