La réaccélération de l'activité francilienne se fait toujours attendre

Printemps 2011
Mai 2011
Une publication
du CROCIS
22 pages
La situation de l’emploi et de la conjoncture économique en Île-de-France au printemps 2011

L’environnement économique mondial

Alors qu’elle est affectée par une forte hausse du prix des matières premières et par la crise des déficits publics en Europe et aux Etats-Unis, l’économie mondiale continue son lent redressement. La décélération qu’elle a subi en milieu d’année 2010 n’a en effet été que temporaire et les derniers mois de l’année ont été beaucoup plus vigoureux.

Si l’activité n’est pas encore suffisante pour réduire significativement le chômage aux Etats-Unis et en Europe (sauf en Allemagne), elle a au moins permis de le stabiliser voire de l’infléchir légèrement. La crise est en tout état de cause encore loin d’être effacée et 2011 devrait enregistrée une croissance moins soutenue qu’en 2010.

Troubles géopolitiques, hausse du prix du pétrole et des matières premières, crise de la dette... et pourtant l'activité mondiale résiste

Le ralentissement subi par l’économie mondiale en milieu d’année 2010 n’aura finalement été que temporaire. Il ne s’est en tout état de cause pas poursuivi au quatrième trimestre 2010 et, a contrario, l’activité a enregistré une accélération quasi générale dans les pays émergents et dans les pays développés. Il est à souligner que ce rebond de l’activité simultané dans les économies émergentes et dans les économies avancées est le premier qui se produit depuis la sortie de crise.

Cette bonne tenue de l’économie mondiale en fin d’année a contribué à faire augmenter le PIB de 4,8 % sur l’ensemble de 2010 (soit une variation proche de celle de + 4,9 % enregistrée en 2007). L’activité ne s’étant contractée que de 0,9 % en 2009, le niveau du PIB mondial fin 2010 dépassait de près de 5 % celui qu’il atteignait avant-crise. Ce niveau d’activité est d’autant plus conséquent qu’il a été enregistré sur fond de troubles géopolitiques en Afrique et au Moyen-Orient, de remontée du prix du pétrole et des matières premières et de crise de la dette toujours aussi prégnante des deux côté de l’Atlantique.

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