Tout début d'éclaircie pour l'économie francilienne ?

2e trimestre 2013
Septembre 2013
Une publication
du CROCIS
8 pages
Si l'économie francilienne reste souffrante, quelques signes d'amélioration ont fait leur apparition au cours du deuxième trimestre 2013.

D'une part, la hausse du nombre de demandeurs d'emploi franciliens est restée importante mais elle a cessé de s'accélérer. Parallèlement, le nombre d'intérimaires en Ile-de-France a confirmé au printemps dernier les hausses observées en février et en mars ; en tout état de cause, ce redressement devra être plus important pour pouvoir initier une inflexion du taux de chômage qui a stagné à 9,1 % au deuxième trimestre. Autre point positif : le nombre de défaillances d'entreprises s'est stabilisé dans la région. Néanmoins, même si ces éléments peuvent permettre de susciter un léger retour de la confiance des chefs entreprise, l'ensemble des secteurs de l'économie francilienne, du commerce à l'industrie en passant par le tourisme, manque de dynamisme et le retour d'une croissance forte n'est pas à l'ordre du jour.

Conjoncture française

Après deux trimestres de repli de son PIB (- 0,2 % au quatrième trimestre 2012, puis - 0,1 % au premier trimestre 2013), ce qui avait conduit à nouveau le pays en "récession technique", l'économie française s'est redressée au deuxième trimestre 2013. En effet, malgré le nouveau recul de l'investissement, le PIB national a crû de 0,5 % par rapport au trimestre précédent grâce à une légère hausse des dépenses de consommation des ménages et à la progression des exportations. Par conséquent, à mi-année, l'acquis de croissance pour l'ensemble de 2013 est redevenu positif et s'élève à + 0,1 %. Ce rebond de l'activité a néanmoins été insuffisant pour inverser la tendance sur le marché du travail : le taux de chômage a ainsi continué à augmenter au printemps 2013 et a atteint 10,5 % en moyenne sur l'ensemble du deuxième trimestre en France métropolitaine.

Tendances à court terme

Les informations disponibles concernant la conjoncture régionale pour le début du second semestre 2013 montrent que l'activité, à défaut de se redresser significativement, s'est stabilisée aussi bien dans l'industrie que dans les services. En tout état de cause, un redémarrage reste hypothétique, celui-ci ne se faisant pas plus rapidement en Ile-deFrance que dans les autres régions françaises. Les facteurs potentiels de rebond ne sont en effet pas légion. D'une part, même sortie de "récession technique", la zone euro reste engluée dans un contexte morose et ne constitue pas un cadre solide pour l'économie francilienne. D'autre part, pour les entreprises les plus tournées vers les marchés non européens, l'euro reste à un niveau élevé face aux autres devises (1,35 $ fin-septembre), ce qui constitue un frein à leur activité ; enfin, le pouvoir d'achat des ménages reste contraint par un niveau de chômage très élevé, même si le nombre des demandeurs d'emploi en catégorie A en Ile-de-France s'est réduit pour la première fois depuis de longs mois en août.