Des zones de fragilité pour les secteurs des services personnels

Situation financière des TPE franciliennes
auteur  Yves BURFIN
1
Octobre 2008
Une publication
du CROCIS
4 pages
Dans le cadre de leurs missions, l’Observatoire consulaire des entreprises en difficultés (OCED) et le Centre régional d’observation du commerce, de l’industrie et des services (CROCIS) ont conjointement mis en place un outil d’alerte sectorielle dédié aux très petites entreprises (TPE) franciliennes afin de détecter, chaque année, les secteurs d'activité menacés au vu de leurs performances économiques et de la situation financière des entreprises qui les composent.

Ce dispositif d’alerte, mis en œuvre pour la deuxième année, a permis de faire apparaître, à partir des critères de détection utilisés, des zones de fragilité pour l’ensemble du secteur des services personnels (code NAF 930) et, de manière plus spécifique, pour le secteur de la blanchisserie-teinturerie de détail (code NAF 930 B), celui de la coiffure (code NAF 930 D) ainsi que celui des soins de beauté (code NAF 930 E) pour les TPE installées en Île-de-France.

Très forte présence des TPE

Les trois secteurs d’activités étudiés se caractérisent par une part d’établissements de moins de 20 salariés plus importante que dans le reste de l’économie francilienne (de 94,6 % à 97,3 % pour les services personnels étudiés contre 88,3 % pour l’ensemble des secteurs d’activités), démontrant ainsi l’importance des TPE dans ces trois secteurs.

Pour la blanchisserie et les soins de beauté, la part d’établissements n’employant aucun salarié est comparable à celle observée dans l’ensemble du tissu économique régional (48,9 %). Cependant, cette proportion est beaucoup plus faible pour les établissements de coiffure (23 %), secteur qui par tradition emploie très souvent des salariés. De plus, la quasi-totalité (entre 92,9 % et 94,9 %) des salariés des trois secteurs d’activités étudiés exercent leur profession dans des établissements de moins de 20 salariés. C’est 15,5 points de plus que pour l’ensemble des services personnels (79,4 %) et plus de trois fois la proportion observée (30,9%) pour la totalité des activités économiques franciliennes.

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