Le commerce de détail en magasin non spécialisé et le commerce de détail alimentaire en magasin spécialisé

auteur  Yves BURFIN
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Juin 2013
4 pages
Le dispositif d'alerte, mis en place par l’OCED et le CROCIS, a fait apparaître, à la fois des zones de fragilité mais aussi quelques éléments de force pour les secteurs du commerce de détail en magasin non spécialisé et du commerce de détail alimentaire en magasin spécialisé, pour les TPE installées en Île-de-France.

Pour les zones de fragilité, les TPE de ces secteurs se caractérisent par :

  • Un montant de dettes élevé : le total des dettes représente près de 16 % du montant des capitaux propres. Il s'agit pour l'essentiel de dettes à court terme — moins d'un an. Cela signifie que les TPE de ces secteurs ont un besoin important de ressources rapidement disponibles, constituant un handicap dans une période où prédominent de fortes incertitudes en matière économique.
  • Un ratio de liquidité réduite inférieur à l'unité : 0,6 pour l'ensemble de ces secteurs.
  • Un résultat courant modéré : 6 900 euros pour l'ensemble des secteurs. Pour les zones de force, ces TPE se caractérisent principalement par :
  • Un fonds de roulement positif : 5 800 euros pour l'ensemble des secteurs. Même peu élevé, celui-ci permet de couvrir les besoins liés au cycle d'exploitation. C'est d'autant plus essentiel que les entreprises de ces secteurs doivent, de manière récurrente, financer des stocks parfois conséquents.
  • Un excédent brut d'exploitation (EBE) également positif : 13 900 euros pour l'ensemble des secteurs, marquant une certaine rentabilité.
  • Une absence d'endettement à long terme : si cet élément peut apparaître positif, il indique aussi l'absence d'investissements, qui est à rapprocher de la faiblesse de la trésorerie et du résultat courant.
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