Automobile : l’Ile-de-France, région-phare d'une industrie en mutation

A la veille de l’ouverture du Salon de l’automobile 2016, l’Ile-de-France apparaît comme la région phare d’une industrie dont les effectifs salariés ont fortement baissé depuis quarante ans et qui doit faire face à de nombreuses évolutions : disparition progressive des fonctions de production au profit de la recherche, développement de moteurs moins polluants (hybrides, électriques) et apparition d’objets connectés à l’intérieur des véhicules.
Lors du Mondial 2016 de l’automobile, 70 modèles électriques seront exposés. A ceux-ci s’ajoutent les modèles à moteur hybride, signe manifeste de la volonté des constructeurs de proposer une gamme large de véhicules « propres » au public. Ainsi, la problématique environnementale est désormais totalement prise en compte par les constructeurs et offre des perspectives de renouvellement du parc automobile francilien. Les nouveaux moteurs, en plus de leurs qualités environnementales, offrent au sde réelles possibilités de croissance à court terme.
 
Toutefois, l’Ile-de-France est un marché historiquement limité en termes de débouchés, en raison du faible taux d’équipement des ménages en automobiles (67 % pour l’ensemble de la région et moins de 40 % à Paris, contre 80 % en France). De plus, de nouveaux usages de consommation apparaissent, portés par le numérique : l’auto partage (Autolib, Blablacar,…)  et le développement des locations longue durée. 
 
Avec 41 370 emplois salariés, l’Ile-de-France reste la première région française pour l’industrie automobile, regroupant 21 % des effectifs nationaux. Mais, depuis le premier choc pétrolier de 1973, l’emploi salarié est en baisse dans l’industrie automobile (pour l’ensemble du pays) ; en Ile-de-France les emplois productifs sont les plus touchés, comme le montre la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay-Sous-Bois en 2014. Ainsi l’Ile-de-France apparaît de plus en plus comme une région concentrant les sièges sociaux et les emplois de recherche. 
Le 29/09/2016