Des soldes d’été plombés par un contexte difficile et une concurrence accrue

Juillet 2016
Après un printemps gris et pluvieux qui n’a pas incité les clients à consommer, les commerçants parisiens espéraient écouler leurs stocks d’articles estivaux lors des soldes. Mais le contexte négatif (météo pluvieuse, crise économique, crainte des attentats), la multiplication pour les clients des occasions d’acheter à prix réduits tout au long de l’année (promotions, ventes privées) et la concurrence accrue des ventes par internet ne leur ont pas permis d’obtenir un résultat à la hauteur de leurs attentes.

Enquête « soldes d’été 2016 » menée par le CROCIS auprès de 300 commerçants parisiens du 12 au 19 juillet 2016, complétée par une centaine d’entretiens en face-à-face rue de Rennes.

Déception pour les commerçants

63 % des commerçants se déclarent insatisfaits du chiffre d’affaires réalisé pendant les soldes  de cet été 2016. La conjugaison de plusieurs facteurs, notamment la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs, caractérisé par un panier moyen en berne, et les évènements tragiques survenus en novembre 2015 à Paris, explique en partie ces mauvais résultats.

La fréquentation touristique en repli

La clientèle étrangère, que les commerçants espéraient voir arriver avec l’Euro de football, semble avoir déserté la région parisienne, puisque selon 89 % d’entre eux, la fréquentation touristique est en baisse. Même l’Euro de football n’a pas joué en faveur du commerce. Selon 89 % des commerçants, les répercussions de l’Euro 2016 sur leur activité auront été faibles ou nulles.

Les ventes privées, fossoyeuses des soldes ?

Cette saison, 50 % des commerçants parisiens ont proposé des ventes privées. Ces opérations « cannibalisent » les soldes car, bien souvent, elles sont proposées juste avant la date de démarrage des soldes.

Les sites internet, boutiques numéro 1 ?

Les commerçants considèrent que le web d’une marque et ses boutiques peuvent jouer la complémentarité : ils sont  34 % à juger que les ventes par internet sont complémentaires à leur activité pendant les soldes.

Des commerçants pessimistes

Les commerçants parisiens sont 51 % à se déclarer pessimistes pour la saison prochaine. Mais ils estiment aussi pouvoir agir de leur côté, en revoyant les collections, en créant des produits différenciant, en prenant des risques …