Le paysage commercial du Grand Paris : entre stabilité et mutation sectorielle

auteur  Julien TUILLIER
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mars 2018
Sur la période 2002-2017, la dynamique commerciale du Grand Paris est globalement positive présentant une hausse de 1,4 % du nombre de commerces actifs, avec des variations suivant les secteurs d’activité et les départements. 107 300 commerces actifs sont recensés sur le territoire en 2017. La vacance est également bien orientée, en baisse de près de 6 % sur la même période. Néanmoins, la tendance s’inverse si l’on se base sur la période 2014-2017 : le nombre de commerces actifs est en baisse de 0,5 % et la vacance est en hausse.

 

De nombreux commerces actifs à Paris

Paris, avec 2,2 millions d’habitants et plus de 60 millions de touristes annuels, est la ville la mieux pourvue en commerces actifs : avec 62 500, la capitale se place très largement en première position, loin devant les Hauts-de-Seine (17 000 commerces actifs), la Seine-Saint-Denis (14 400) et le Val-de-Marne (13 300).

Le taux de vacance légèrement orienté à la hausse

La vacance commerciale est généralement synonyme d’une fragilisation du tissu commercial, dans la mesure où elle traduit des difficultés dans le maintien et la transmission des activités commerciales. La vacance commerciale n’est pas que la conséquence de difficultés que rencontrent les commerçants dans le maintien de leur activité.

Des commerces en renouvellement perpétuel

Le renouvellement des cellules commerciales, ou mutation commerciale, prend en compte tout changement d’état d’un commerce observé entre deux recensements. Depuis 2014, et encore plus depuis 2002, les cellules commerciales se sont beaucoup renouvelées et nombre d’entre elles ont changé d’activité.

Un paysage commercial qui évolue

Les commerces, selon leur typologie, n’ont pas tous évolué de la même façon durant la période 2002-2017. Certains ont pu bénéficier d’une activité soutenue, portés par la dynamique commerciale de retour vers les centres-villes. D’autres subissent toujours les conséquences des changements dans les modes de consommation et la défection des consommateurs pour certains postes de dépense.

Des évolutions sectorielles départementales globalement proches

Entre 2002 et 2017, certains secteurs d’activité ont profité de l’attrait grandissant des consommateurs pour se développer fortement. D’autres, au contraire, ont subi de plein fouet une désaffection certaine. Les départements composant le Grand Paris ont chacun leur spécificité propre ; néanmoins, des tendances communes peuvent être observées.

 
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