Les réseaux dans le commerce de détail : contraste marquant entre Paris et le reste des départements

Véronique SASSO
116
Avril 2009
Une publication
du CROCIS
4 pages
En temps de crise mieux vaut avancer groupé que seul et le commerce en réseau offre de nombreux avantages, permettant notamment d’être rapidement opérationnel et performant. En France, les réseaux sont bien implantés. Près du quart des établissements de commerce de détail fait partie d’un réseau et leur chiffre d’affaires connaît une croissance rapide : en 2007 il s’est accru de près de 5 %, contre 2,9 % pour l’ensemble du commerce de détail français. Dans ce contexte, qu’en est-il en Île-de-France ? Une différence notable oppose Paris aux sept autres départements franciliens. Comment se matérialise cette différence et comment vont évoluer les réseaux dans la région ?

L’Île-de-France est une des régions économiques les plus dynamiques d’Europe. De par sa densité économique et démographique, ainsi que son niveau de pouvoir d’achat, le commerce de détail y trouve un débouché naturel. Ainsi, l’Île-de-France réalise environ 19 % du chiffre d’affaires des activités du commerce de détail françaises. Avec 369 686 emplois salariés dans le secteur, soit 20 % de l’ensemble des salariés du secteur en France, la région compte près de 108 000 établissements de commerce de détail, dont 60 % sont répartis entre Paris, la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine (respectivement 38,5 %, 11,4 % et 10,0 % des commerces).

Un secteur globalement dynamique

Entre 2003 et 2008, le nombre d’établissements a crû de 10,5 %, même si la structure commerciale de l’Île-de-France a peu évolué. Le secteur est plus particulièrement caractérisé par la forte présence des commerces de détail non alimentaire et de réparation, qui ont augmenté de 13,2 % entre 2003 et 2008, pour représenter 79,7 % des commerces de détail franciliens. 

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