Les biotechnologies industrielles en Île-de-France : portrait d'une activité stratégique pour la région

Fabrice RIGAUX
26
Mars 2001
Une publication
du CROCIS
4 pages
Porté par un important mouvement de concentration financière et commerciale, le domaine des biotechnologies industrielles est aujourd'hui en plein essor en Île-de-France. Technologies stratégiques pour de nombreuses filières et divers secteurs de l'économie, leurs développements sont ainsi l'objet de toutes les attentions. En matière de Biotechnologies, comment la région Île-de-France se positionne-t-elle dans le concert européen et mondial ?

Les biotechnologies : un nouvel enjeu concurrentiel

Au cours de ces dernières années, les biotechnologies (génétique industrielle, microbiologie industrielle et enzymologie industrielle) ont connu une croissance exceptionnelle, tant dans les secteurs pharmaceutiques et bio-médicaux qu'agro-alimentaires, en passant par les nouveaux matériaux, l'armement, les industries aérospatiales, la chimie fine et, plus récemment, la bio-informatique et la bio-électronique.

Fortement appuyées par le secteur de la banque-assurance, les sociétés de capital-risque et, également, le développement de l'informatique, ces activités de haute technologie – inconnues il y a trente ans – ne cessent d'amplifier leur rôle, tant dans le domaine de la création d'entreprises, de la concentration financière que pour les ressources humaines de haut niveau.

Limitée au continent nord-américain il y encore peu, la perception de l'émergence de ce nouveau secteur industriel est très récente en Europe. Le fort accroissement de ces technologies en Allemagne (plus grand marché actuel), au Royaume-Uni (plus grand nombre d'entreprises) et la constitution graduelle de grands marchés régionaux (Île-de-France, Canton de Darmstad) explique cette évolution positive. Dans cet ensemble nouveau, la région francilienne a un rôle essentiel à jouer en tant qu'opérateur pour l'ensemble de l'Europe du sud, au regard notamment de ses compétences en pharmaco-génomique.