Filière textile-habillement en Ile-de-France : Etat des lieux et évolutions

19
Mai 2006
Une publication
du CROCIS
En dehors de certaines filières « prépondérantes » marquées par l’innovation – aujourd’hui mises en évidence par les pôles de compétitivité - ou bien en cours de forte évolution en raison de l’intégration de nouveaux process - comme, par exemple, le développement des technologies nomades -, l’Ile-de-France compte des secteurs d’activités qui, pour être « traditionnels », n’en sont pas moins structurants en termes de développement économique régional.

Depuis de nombreuses années, et plus vivement en 2005, l’ouverture des marchés et l’exacerbation de la concurrence mondiale ont causé des difficultés dans le secteur textile-habillement qui expliquent la chute prononcée de l'emploi salarié, du nombre d'établissements et de la production industrielle dans la filière, en France comme en Ile-de-France.
Pour se maintenir dans un environnement devenu très concurrentiel, les entreprises du textile-habillement doivent faire preuve de beaucoup de souplesse et de réactivité : une réduction générale des coûts est ainsi recherchée au sein des structures concernées, qui se sont également résolues à une adaptation permanente à la demande et à la recherche de nouveaux marchés. Beaucoup d'entreprises de l'habillement ont alors fait évoluer leur activité vers des productions plus "haut de gamme" ; et dans l'industrie textile, la tendance est à la fabrication de produits plus complexes, dits de haute technologie.
L'optimisation des procédés de fabrication et d'organisation, avec notamment l'intégration des TIC, semble s'être généralisée à l'ensemble des entreprises du secteur textil-habillement. Comme dans d'autres secteurs, Internet est devenu un moyen usuel de communiquer et de rechercher de l'information et des marchés. La possession d'un site Internet est surtout pour elles un moyen de se faire connaître, plutôt que de vendre : la mise en place de vente en ligne n'est en effet pas rentable en dessous d'un certain volume d'affaires. Enfin, l'échange de données informatisées (EDI) s'est étendu à presque toutes les entreprises en ayant potentiellement besoin, pour l'échange de patrons électroniques ou de fiches techniques entre donneurs d'ordres et sous-traitants.
Or, toutes ces adaptations ont des coûts importants, et ce alors que le sous-investissement dans le secteur est manifeste. Dans les entreprises en difficulté, le manque de financement est en cause ; mais certaines structures dégageant des bénéfices ont préféré renforcer leurs fonds propres plutôt que d’investir - ce qui n’est pas sans risque pour leur développement.