Filières d'avenir : quelles sont les grandes filières techniques et scientifiques franciliennes ?

20
Août 2006
Une publication
du CROCIS
L’Ile-de-France est aujourd’hui au coeur d’une double démarche coordonnée de concertation territoriale avec les collectivités territoriales et les partenaires socioéconomiques locaux, dont les Chambres de commerce et d'industrie. Cela a concerné, depuis début 2005 et jusqu'en juillet 2006, l’élaboration du futur Schéma Directeur Régional (SDRIF), document qui fixera les grandes orientations du développement régional à l'horizon 2020 dans les domaines de l'aménagement du territoire et de l'économie (au sens large). Le processus de concertation se poursuit encore aujourd'hui. Parallèlement, cela a concerné, entre janvier et juin 2006, l'élaboration du Schéma Régional de Développement Economique (SRDE) de l'Île-de-France. Ce document visant à fixer les objectifs de développement économique de la région à horizon de 5 ans devrait être adopté par le Conseil régional à l’automne 2006.

Le CROCIS de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris ïle-de-France a réalisé un travail de synthèse sur le développement des "filières d'avenir" techniques et scientifiques en Île-de-France.
Son objectif est de faire le point sur le développement de ce qui, parmi les domaines d'application des sciences et techniques, devrait contribuer au maintien et au développement de la compétitivité francilienne.
19 filières ont été ainsi identifiées et étudiées. Neuf d'entre elles ont été plus spécifiquement analysées, compte tenu des éléments quantitatifs disponibles : l'évolution depuis dix ans des effectifs et du nombre d'établissements franciliens, le poids de l'Ile-de-France au plan national au vu des effectifs salariés et des établissements, et la répartition départementale des effectifs salariés et des établissements.
Sur les dix autres filières, les chiffres récents sur l'emploi et le tissu d'établissements franciliens ne suffisent pas, compte tenu de l'absence d'historique permettant d'analyser leur évolution : ces filières n'étant pas repérables statistiquement par un ensemble de codes APE, les chiffres qui les concernent ne proviennent que d'enquêtes et d'estimations ponctuelles. Il s'agit en fait, dans la plupart des cas, de "petites" filières s'étant développées récemment et regroupant tout au plus quelques centaines d'entreprises.

Enfin, cette étude exclut quatre filières techniques et scientifiques apparaissant certes comme des filières d'avenir pour la France mais qui sont trop faiblement implantées dans la région - capitale : textiles techniques et fonctionnels, construction navale, instrumentation scientifique et technique et construction ferroviaire. Le poids de ces filières en Ile-de-France, plutôt limité, semble en effet ne pas permettre à la région de jouer un quelconque rôle international, faute d'une taille critique suffisante - et ce, parfois, contrairement à d'autres régions françaises.