L’immobilier de bureaux en Île-de-France : les conséquences de la crise

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Mars 2009
Une publication
du CROCIS
L’immobilier est un des secteurs les plus touchés par la crise économique actuelle mais la France est pour le moment moins concernée par la contraction de l’activité que ne le sont les Etats-Unis, l’Espagne ou encore le Royaume-Uni.

L’immobilier est un des secteurs les plus touchés par la crise économique actuelle mais la France est pour le moment moins concernée par la contraction de l’activité que ne le sont les Etats-Unis, l’Espagne ou encore le Royaume-Uni. L’immobilier de bureaux est un cas bien particulier puisque les investissements représentent des sommes très importantes et sont par conséquent prévus à longue échéance.
La morosité économique actuelle peut ainsi remettre en cause des projets pourtant essentiels à l’attractivité de la région francilienne.
Comment se situe l’Ile-de-France face à la concurrence ? Comment évolue l’activité dans la région ? Quels vont être les conséquences de la crise sur les projets actuels ?

La concurrence entre les grandes métropoles internationales pour attirer les investisseurs est très intense en Europe et dans le monde. Sur le Vieux Continent, si Londres, et notamment les quartiers de la City et de Canary Wharf, sont les concurrents directs de l’Ile-de-France, les autres métropoles sont aussi très dynamiques. Hambourg (le projet –mixte – HafenCity consiste en la rénovation sur 15 ans de la zone
portuaire de la ville), Lyon (la Tour Oxygen et la Tour Incity devraient voir le jour dans le quartier de la Part-Dieu respectivement en 2010 et 2012), Milan (la ville devrait profiter de l’accueil de l’Exposition Universelle 2015 pour lancer de nombreux projets architecturaux, dont plusieurs tours de bureaux), Saint-Pétersbourg (projet de 2,5 milliards d'euros pour la construction de deux tours
dessinées par Norman Foster), etc. ont, entre autres, des projets de développement importants.