Le marché immobilier francilien parmi les plus chers d’Europe

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Septembre 2016
Même s’il a souffert lors de la récession de 2008-2009 puis tourné au ralenti en 2014, le marché francilien est le principal moteur de l’immobilier en France. Quelles sont les tendances récentes ? Comment se situe l’immobilier francilien par rapport au marché des autres régions françaises et des principales métropoles européennes ?

 

Les prix de l’immobilier multipliés par 2,7 en Ile-de-France depuis 1997

Si, ces trente dernières années, le marché immobilier francilien a subi des difficultés, il a globalement été très nettement orienté à la hausse. Depuis leur point bas d’après le krach immobilier du début des années 90, les prix des logements anciens franciliens ont ainsi augmenté de 171,4 %.

Remontée des prix depuis mi-2015

Plus récemment, après s’être infléchis à partir de début 2012, les prix sont repartis en légère hausse : en trois trimestres, les prix des logements anciens ont regagné 0,6 % en Ile-de-France. Pour autant, la remontée des prix et le rebond de l’activité ne devraient se faire que progressivement.

Les divergences entre les départements franciliens restent fortes

Les évolutions de prix et, surtout, leur ampleur sont très hétérogènes d’un département à l’autre. En effet, l’augmentation sur ces vingt années a atteint 226,4% à Paris alors qu’elle a été deux fois moindre en Essonne et en Seine-et-Marne (respectivement + 110,8 % et + 110,9 %).

Des prix trois fois plus élevés à Paris qu’en Seine-et-Marne et en Essonne

En conséquence de ces évolutions plus rapides à Paris que dans les départements de petite couronne et de grande couronne, les écarts de prix au mètre carré sont de plus en plus importants. Ainsi, au premier trimestre 2016, les prix en Seine-et-Marne, en Essonne et dans le Val-d’Oise sont 3,2 fois inférieurs au prix de Paris.

La bonne santé actuelle de l’immobilier résidentiel stimule le secteur du bâtiment…

Parallèlement au redressement de la demande et au début de remontée des prix, le secteur immobilier a entraîné vers le haut celui de la construction. En effet, le nombre de logements autorisés à construire dans la région s’est élevé à plus de 70 300 en 2015. C’est 45,0 % de plus que la moyenne sur la période 1991-2014.

…mais le manque à construire reste conséquent

Néanmoins, il ne s’agit là que de 70 000 logements dont le permis de construire a été délivré. Or, l’objectif est de 70 000 logements construits chaque année dans la région. En l’occurrence, entre 2010 et 2014, le nombre de logements mis en chantier est resté cantonné entre 40 000 et 50 000.

Un « effet Grand Paris » à attendre

Dans les prochaines années, le nombre de nouveaux logements devrait être influencé par la construction du Grand Paris Express. En effet, dès 2019, la ligne 14 sera prolongée jusqu’à Saint-Denis, en 2022, la ligne 15 Sud reliera Pont de Sèvres à Noisy-Champs, etc.

Les prix à Barcelone plus de deux fois inférieurs à ceux de Paris

A Barcelone, le mètre carré oscille aujourd’hui autour de 3 500 € et la tendance est à la hausse ; à Milan, le prix moyen demeure sous les 3 300 € par mètre carré ; dans la capitale britannique, le prix du mètre carré dépasse 10 000 € (il atteint même 15 000 € dans les quartiers les plus huppés), etc.

Le Brexit devrait avoir  des effets sur l’immobilier outre-Manche mais aussi en France

Le Brexit pourrait provoquer un ajustement de l’immobilier outre-Manche. La baisse de la livre signifie également que les biens immobiliers dans l'hexagone coûtent aujourd’hui plus cher pour les Britanniques. Certains départements ou régions (PACA, Normandie, Nouvelle-Aquitaine, etc.) pourraient ainsi voir la demande et les prix diminuer.