Accessibilité des commerces: la date butoir approche

Au 1er janvier 2015, l’ensemble des commerces devront être accessibles à tous les handicaps. Même si des délais supplémentaires pourront être accordés sous forme de dérogation, cette échéance reste la règle. La CCI Paris Île-de-France intensifie donc ses efforts pour convaincre les entreprises d’engager au plus vite l’adaptation de leurs locaux et les accompagne concrètement dans ces démarches.

Près de 10 % de la population française est en situation de handicap et aspire à consommer comme les autres. Ainsi, la mise en accessibilité des locaux, qui constitue certes un coût important estimé à 33 000 € en moyenne, doit être mise en perspective avec la possibilité de capter une nouvelle clientèle.

« Il est absolument indispensable d’informer les commerçants sur l'urgence de la mise aux normes par le biais de réunions, du démarchage ou encore la diffusion de guides ou plaquettes », affirme Marcel Bénézet, membre de la CCI Paris Île-de-France et auteur d’un rapport sur l’accessibilité des commerces.

Il est également essentiel de les accompagner dans leurs démarches. La CCI Paris Île-de-France propose donc un diagnostic d’accessibilité qui permet de savoir si le commerce est accessible à tous les types de handicap, d’évaluer les actions à mettre en œuvre et d’en estimer le coût. Ses conseillers accompagnent ensuite, si nécessaire, les commerçants dans les démarches de dérogation ou de mise en conformité.

Pour obtenir un délai supplémentaire, les commerçants devront adhérer aux agendas d’accessibilité programmée (Ad’AP) et s'engager sur un calendrier précis et resserré de travaux. Ils pourront ainsi obtenir un délai de 3 ans, assorti de sanctions en cas de non-respect.

« La mobilisation des commerçants sera d’autant plus efficace si elle est assortie d’un corpus d’aides financières et juridiques », ajoute Marcel Bénézet. La CCI Paris Île-de-France demande ainsi aux pouvoirs publics une simplification des dossiers de dérogation pour les petites structures.

L’aide au financement des travaux, enfin, est un point crucial. La CCI Paris Île-de-France propose de renforcer la prise en charge des dépenses d’accessibilité par le FISAC et de supprimer, en ce domaine, le délai de carence de deux ans entre deux demandes de subvention. Elle demande également une clarification de la répartition de la prise en charge des travaux d’accessibilité entre propriétaire et locataire.

En savoir plus sur l’accompagnement proposé par la CCI Paris Île-de-France

Consultez le rapport Accessibilité des commerces aux personnes en situation de handicap

Le 01/03/2014