Une affaire de goût

Après avoir passé une dizaine d’années dans le monde de la finance, Alexandre Weill a décidé de se mettre à table. Une révélation au sens propre pour ce diplômé d’HEC, reconverti dans la restauration.

Fusions, acquisitions, obligations, actions… puis réaction. A 35 ans passés, Alexandre Weill a quitté, en 2009, une importante banque d’affaires anglo-saxonne dans laquelle il avait travaillé durant 10 ans pour monter sa propre affaire. « La finance d’affaires est un univers particulier. Les rapprochements, les fusions ou les reprises d’entreprise sont des dossiers souvent complexes que l’on doit parfois traiter avec des délais extrêmement serrés » souligne-t-il. « Depuis longtemps, je souhaitais évoluer vers un univers totalement différent ».

Le krach boursier de 2008 a précipité d’une certaine manière sa reconversion.
« Passionné par le vin, la gastronomie et les plaisirs de la table, j’ai voulu en faire une activité professionnelle ». Une affaire de goût, en quelque sorte.

Mais, pour passer du rêve à la réalité, ce choix de vie impliquait, aussi, bien des sacrifices et pas seulement financiers : « J’étais un amateur éclairé mais je débutais dans cette profession et n’avais aucune attache familiale dans ce secteur» explique Alexandre Weill. « Il m’a fallu plusieurs mois pour apprendre les rudiments du métier ».

Alexander Weill écume les restaurants gastronomiques en quête de quelques conseils de chefs. Passe ton CAP d’abord ! lui suggère-t-on amicalement. Sur le tas ou sur le tard, la cuisine est un métier qui s’apprend.

« J’ai préparé mon diplôme à l’Ecole Ferrandi, suivant les conseils d’un ancien directeur de cet établissement rencontré via HEC. Les enseignements dispensés dans cette école de la CCI Paris Ile-de-France sont de très grande qualité ».

Alexandre Weill associe théorie et pratique, en faisant notamment ses classes chez Trois Gros, au Ritz et à l’Ambroisie.

« Ensuite, pendant un an, j’ai passé au crible plus de 500 restaurants avant de me décider sur l’établissement que j’allais reprendre. Ma formation à HEC et mon parcours dans une banque d’affaires m’ont beaucoup aidé dans ma démarche ».

Niché au cœur du 9earrondissement, à deux pas de Montmartre et de Pigalle, le restaurant Les Prémices, ouvert en décembre 2012, fait les délices des gourmets et emploie aujourd'hui trois personnes.

« Notre activité se développe petit à petit mais se faire un nom dans ce métier prend du temps » précise le restaurateur« Aujourd’hui, notre clientèle est principalement constituée de gens du quartier, de quelques touristes et hommes d’affaires et complétée par mon réseau de connaissances ». Sans doute les prémices d’un succès annoncé.

Les Prémices
24, rue Rodier 75009 Paris

0820 012 112 (0,12€/min)

Le 25/09/2013