International : adapter l'action publique aux besoins des entreprises

En matière de développement international, l’action publique s’appuie essentiellement sur le soutien financier aux entreprises. Or, une étude de la CCI Paris Île-de-France montre que les financements publics ne sont pas la clef du développement international et propose plusieurs mesures phares pour améliorer le dispositif.

L’étude de la CCI Paris Île-de-France part de l’entreprise : ses besoins, ses contraintes, ses forces, et non de l’offre de soutien et d’accompagnement existante. Elle permet ainsi de revenir sur certaines idées reçues. Outre le fait que les soutiens financiers ne sont pas la réponse appropriée aux difficultés réelles des entreprises, il ressort que les obstacles internes sont souvent plus importants que les facteurs externes dans les difficultés d’internationalisation.

« Nous sommes aujourd’hui plus que jamais convaincus que le développement international des entreprises dépend essentiellement de l’ambition qu’elles se donnent. C’est là une condition sine qua non » affirme Jean-Claude Karpeles, membre de la CCI Paris Île-de-France et auteur du rapport avec Alain Eygreteau, également membre de la Chambre. Dès lors, il apparaît important d’être plus sélectif dans la politique de soutien aux entreprises et de leur offrir des prestations individualisées et à forte valeur ajoutée.

Le rapport révèle également que les dirigeants d’entreprise ont des attentes très fortes en matière d’échanges et de conseils avec d’autres chefs d’entreprise. Il faut donc renforcer les dispositifs qui contribuent aux échanges entre "pairs" et au réseautage. Il est en revanche temps de reconnaître que le portage par de grands groupes – à quelques exceptions près – ne fonctionne pas car il y a trop souvent déconnexion entre la stratégie des grandes entreprises et celle des TPE-PME.

« Il serait donc particulièrement opportun de s’appuyer, désormais, sur les entreprises de taille intermédiaire (ETI) pour renforcer les relations inter-entreprises et notamment le portage » précise Alain Eygreteau. La CCI Paris Île-de-France préconise en outre, pour les entreprises de croissance, de mettre en place un mentorat sur le volet international, par exemple dans le cadre de l’Institut du mentorat entrepreneurial (IME).

Il est enfin essentiel que les entreprises, qui souffrent d’un manque de ressources humaines ou d’un problème de taille, se regroupent avec d’autres, notamment pour répondre à des appels d’offre internationaux. Dans la mondialisation, s’ouvrir aux autres est indispensable.

Consulter le rapport de la CCI Paris Île-de-France

Le 01/11/2013