Canal Seine Nord Europe et Axe Seine : une complémentarité nécessaire pour la CCI Paris Ile-de-France

Le Canal Seine Nord Europe est un projet d’intérêt national (plus de 10 000 emplois par an à la clé) qui conforte l’Ile-de-France dans son rôle de hub européen. Nécessairement conjugué avec l’Axe Paris Seine Normandie, il contribuera au développement des territoires traversés et confortera la réussite du projet Grand Paris dans son ensemble.

A l’heure du renforcement de la compétition entre les métropoles internationales, toutes pourvues d’un accès à la mer, le projet de Canal Seine Nord Europe (CSNE), en lien avec l’Axe Paris Seine Normandie, contribuera à la dynamique économique du Grand Paris en le dotant de deux façades maritimes : l’une à l’Ouest, l’autre au Nord, pour faire face à la concurrence, notamment de Londres et Amsterdam-Rotterdam.

L’intermodalité est un enjeu clé : le canal Seine Nord Europe doit être combiné avec les modes ferré et fluvial sur l’Axe Seine pour étendre l’hinterland des ports du Havre et de Rouen et le Sud et l’Est de la région francilienne.

La priorité doit également être donnée à l’irrigation des territoires desservis pour créer de la valeur économique. Il s’agit notamment de valoriser les plateformes existantes, telles que Bruyères-sur-Oise et Saint-Ouen l’Aumône, et d’anticiper l’articulation entre le Canal Seine-nord Europe et l’Axe Seine au niveau du futur Port Seine Métropole, situé sur les communes d’Achères, Conflans-Ste-Honorine et Saint-Germain-en-Laye.  

« Le développement massif du transport fluvial, rendu possible par ce canal, permettra de construire une offre logistique nouvelle, durable, compétitive, à coût maîtrisé, compatible avec la gestion des flux tendus des entreprises. Les réseaux autoroutiers pourraient être ainsi allégés de 500 000 poids lourds par an » rappelle Pierre-Antoine Gailly, Président de la CCI Paris Ile-de-France.

La réussite du projet repose à la fois sur la préservation d’emprises foncières auprès des futures plates-formes et la coordination des acteurs sur l’amont et l’aval de la Seine.

Enfin, la réalisation de ce projet constitue un gisement d’emplois considérable : selon le rapport Pauvros1, la seule phase de construction du canal engendrera en moyenne entre 10 000 et 13 000 postes par an pour un chantier d’une durée de six ans. A l’horizon 2030, 10 000 et 15 000 emplois pourraient être créés, estimation qui repose sur la réalisation effective des projets de plateformes liés à ce canal. A l’horizon 2050, ce sont environ 45 000 emplois au total qui pourraient être suscités grâce aux dynamiques induites par le Canal Seine Nord Europe.

1. Mission de reconfiguration du Canal Seine Nord Europe Réseau Seine-Escaut : Un projet pour la relance de la croissance. Rapport au Ministre délégué chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche – 11 décembre 2013

Le 05/06/2015
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