Des soldes d’hiver 2015 impactées par les attentats

La CCI Paris Ile-de-France publie aujourd’hui les résultats de son enquête sur les soldes d’hiver 2015, menée par le Centre Régional d’Observation du Commerce, de l’Industrie et des Services (Crocis) auprès de 300 commerçants parisiens du 2 au 6 février 2015, complétée par une centaine d’entretiens en face-à-face rue de Rennes.

Le constat est sans appel : les attentats survenus au début des soldes, la conjoncture économique morose et les ventes privées ont détourné les clients de ce rendez-vous traditionnel, et ce, malgré des rabais importants.

Les attentats : un impact majeur

Pour 87 % des commerçants, les attentats commis dès le premier jour des soldes d’hiver ont eu des répercussions importantes ou très importantes sur leur activité. La baisse de fréquentation a été générale puisque 99 % des commerçants l’ont observée : « Dès l’annonce de l’attentat, la rue s’est vidée en une demi-heure », nous a déclaré le gérant d’un magasin de chaussures. Faute de clients, 15 % des commerçants ont même dû fermer temporairement leur magasin lors de leur ouverture exceptionnelle le premier dimanche des soldes. 96 % des commerçants jugent que les attentats ont provoqué une baisse de leur chiffre d’affaires.

Un chiffre d’affaires décevant

71 % des commerçants interrogés ne sont pas satisfaits de leur chiffre d’affaires enregistré pendant les soldes d’hiver. L’état d’esprit des Franciliens n’était clairement pas tourné vers la consommation lors des premiers jours des soldes.

Pour 45 % des commerçants interrogés, la hausse du chiffre d’affaires observée pendant cette période ne dépasse pas 20 % de plus qu’un mois normal. 25 % déclarent que leur chiffre d’affaires est même identique à un mois normal.

Un contexte économique terne

Après une saison automne – hiver peu réjouissante, les commerçants devaient écouler les stocks d’invendus qui leur restaient. C’est la raison pour laquelle un commerçant sur quatre est allé jusqu’à proposer des démarques de 70 % pour attirer les clients dès la première semaine. Néanmoins, 65 % des commerçants se disent insatisfaits de la saison, et ils sont même 32 % à se déclarer « pas du tout satisfaits », contre 24 % l’année dernière. De nombreux commerçants étaient bien loin de leurs objectifs fixés en début de saison. De plus, 87 % des commerçants jugent que la crise a eu des répercussions importantes ou très importantes sur leur activité, ils étaient 80 % l’hiver dernier.

Les ventes privées : un succès, oui mais…

Depuis plusieurs années, les ventes privées se sont développées dans le paysage commercial : 41 % des commerçants interrogés ont pratiqué eux-mêmes promotions ou ventes privées avant les soldes, un taux stable par rapport à l’hiver dernier. Mais certains s’interrogent sur l’opportunité de continuer à proposer ces opérations de promotions ou ventes privées, puisqu’ils ne sont que 30 % à vouloir les proposer à nouveau dans les six prochains mois (ils étaient 55 % l’année dernière). Il semble que certains s’interrogent sur la rentabilité réelle de ces opérations.

Enquête intégrale sur : www.crocis.cci-paris-idf.fr

Pour consulter l'infographie "Bilan des soldes d'hiver des commerçants parisiens"

Le 13/02/2015
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