Adapter les relations trans-Manche au contexte du « Brexit flou » : les points-clés d’une stratégie efficace

Si le Royaume-Uni devait sortir de l’Union européenne le 31 octobre prochain, les modalités exactes de ce départ (rupture brutale ou renégociation) restent encore aujourd’hui confuses et incertaines. Quant aux relations futures entre ce pays et le reste de l’Europe, elles n’ont fait l’objet, à ce stade, que d’une ébauche.

Une telle situation est très inconfortable pour les investisseurs comme pour les PME, qui, au-delà des accords sectoriels temporaires adoptés fin 2018, ont impérativement besoin, pour développer leurs courants d’affaires, d’un cadre précis, équilibré et durable.

Pour ces entreprises, le défi consiste en effet à être capable, d’ici à fin octobre 2019 :

  • d’anticiper le nouveau contexte des échanges (qui ne sera plus celui, très simplifié, du marché intérieur européen)
  • d’expérimenter les obligations qui en découlent, notamment en termes de formalités administratives et de gestion de la logistique.

« Du fait des changements prévisibles de l’environnement juridique et administratif britannique, il s’agit, pour les entreprises françaises d’identifier les moyens de conserver des parts de marché locales, voire de les accroître, et un niveau adéquat de rentabilité des flux commerciaux correspondants. Or ceci requiert une anticipation, des évaluations, un calendrier, des ressources humaines… ainsi qu’un budget d’adaptation. Tout cela prend des mois! », souligne Didier Kling, président de la CCI Paris Ile-de-France.

Dans ce contexte délicat, la CCI Paris Ile-de-France :

  • Invite les entreprises françaises et franciliennes à maintenir des relations d’affaires équilibrées et profitables avec un marché qui restera stratégique,
  • Recommande aux PME de faire preuve de vigilance et de capacité d’adaptation dans 14 domaines qui conditionnent leur activité commerciale ou relèvent de leur responsabilité managériale,
  • Suggère aux acteurs de la sphère publique de concentrer leur attention sur 6 aspectsclés, notamment les effets collatéraux du Brexit dans l’UE et de nombreux pays tiers.

Le Royaume-Uni (3ème marché d’exportation de l’Ile-de-France) constitue un débouché majeur pour 30.000 entreprises françaises. Ce pays constitue également une cible privilégiée pour les investissements français à l’étranger (la France apportant 8% des 122 MM$ investis sur place en 2018).

*Consultez l’intégralité de la prise de position

 

Le 04/07/2019
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