Foncier productif en Ile-de-France : restons vigilants !

Le foncier productif en zone urbaine se réduit au profit des logements, des bureaux et des équipements publics. Les entreprises industrielles franciliennes sont repoussées loin des emplacements les plus propices au développement de leur activité alors qu'elles ont besoin d’être implantées au cœur de leur écosystème pour accéder aux marchés, à la main d’œuvre qualifiée et à leurs clients, fournisseurs et partenaires.

La CCI Paris Ile-de-France avait déjà alerté*, en 2018, sur les besoins en foncier des entreprises industrielles franciliennes en estimant qu’il fallait construire 1 million de m² de locaux d’activités et d'entrepôts par an. De nouvelles données sont disponibles, où en est-on ?

La construction d’entrepôts a atteint l’objectif en 2016 puis explosé en 2017. Cette croissance qui est portée par le e-commerce et la logistique du dernier km devrait se poursuivre en 2020. Les permis de construire et les agréments délivrés par la préfecture de Région en sont les indicateurs avancés probants.

En revanche, pour les locaux d’activités, le compte n’y est pas : le volume reste en dessous de l’objectif en 2016 puis chute en 2017. « En deux années, ce sont 260 000 m² qui manquent par rapport à nos prévisions. Beaucoup de projets de construction sont dans les cartons. Les permis de construire ont atteint en 2018 leur plus haut niveau depuis 2010 avec près de 550 000 m² et les agréments ont dépassé 700 000 m². C’est un bon signe, mais il faudra attendre 2020 pour voir si ces promesses se confirment. » souligne Didier Kling, président de la CCI Paris Ile-de-France.

Les locaux d’activités sont tout aussi essentiels au fonctionnement de la métropole que les logements, les bureaux et les entrepôts. Les politiques d’aménagement doivent permettre de mieux prendre en compte l’ensemble des fonctions urbaines. « La Chambre est vigilante sur les grandes opérations d’aménagement afin de s’assurer que le foncier productif ne soit pas une variable d’ajustement » prévient Didier Kling.

Le marché des locaux d’activité mérite une attention particulière. Les documents d’urbanisme doivent sanctuariser du foncier économique, notamment dans le futur Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) de la Métropole du Grand Paris.

*Consulter l’intégralité du rapport

 

Le 07/11/2019
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