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Les industries créatives face à la transformation numérique

Soumis par sfournier le mer 14/09/2022 - 08:23

Depuis une vingtaine d’années, l’intérêt pour les industries culturelles et créatives ne cesse de croître aussi bien en France que dans les autres pays. Pionnière de la transformation numérique, cette filière est aujourd’hui confrontée aux défis nés de la montée en puissance de nouveaux concurrents qui redéfinissent les modèles économiques et les positions au sein des chaînes de valeur.

Cette étude est téléchargeable au format pdf en bas de page
Pour écouter le podcast, cliquez ici

Les industries créatives : de quoi parle-t-on ?

Situées à l’intersection des champs de l’économie et de la culture, les industries culturelles et créatives (ICC) recouvrent un ensemble de filières et d’activités fondées sur une acception plus ou moins large de la créativité en tant que source de valeur et intrant essentiel des processus productifs. Elles englobent les branches culturelles (cinéma, audiovisuel, musique, édition…) et s’étendent aux secteurs qui intègrent la créativité artistique pour partie dans leur production comme le design, la mode, la publicité, l’architecture…

De quoi parle t-on ?

Une filière de premier plan pour l’économie française

Selon certaines études, les ICC représentent une composante majeure de l’économie française avec une part de 2,3% du PIB en 2019. La dynamique de croissance de ces secteurs a été brutalement freinée par la crise sanitaire qui les a particulièrement affectés. Mais, au-delà des effets conjoncturels, les ICC restent des vecteurs de l’attractivité et du rayonnement international de la France comme en atteste le dynamisme des exportations, notamment en matière de contenus audiovisuels.

Infographie blanche

Les industries créatives : un laboratoire des mutations numériques

Historiquement, les entreprises des ICC ont été pionnières dans l’adoption et l’expérimentation des technologies numériques innovantes, lesquelles ont transformé plus ou moins radicalement l’économie de ces secteurs partout dans le monde.

À cet égard, l’exemple de l’industrie musicale offre une illustration éclairante des mutations que connaissent les modèles économiques à l’ère numérique. Ainsi, en une vingtaine d’années, les revenus issus des ventes physiques ont été divisés par cinq au niveau mondial. Dans le même temps, le développement du marché numérique a connu une progression continue. Aujourd’hui, les deux-tiers des revenus de l’industrie sont issus du modèle du streaming.

Infographie 2

Quelles leçons pour les autres secteurs ?

À la lumière des différentes expériences sectorielles, plusieurs enseignements peuvent, à ce stade, être tirés pour éclairer les enjeux et les défis de la transformation numérique dans d’autres secteurs :

  1. Les transformations numériques, ce sont des histoires et des trajectoires à la fois singulières et plurielles
  2. Le numérique crée de nouveaux relais de croissance
  3. Le numérique redonne au consommateur « homo numericus » une place de choix dans les chaînes de valeur
  4. La « netflixisation » ou modèle de l’abonnement est une tendance qui essaime dans d’autres secteurs
Ecoutez le podcast sur les industries créatives face à la transformation numérique
Abderrahim Doulazmi, expert à la CCI Paris Ile-de-France

Pour en savoir plus :

Sur le même sujet :

Auteurs : Annick Schwebig, Errahman Gourari
Expert : Abderrahim Doulazmi

septembre 2022

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Tourisme d’affaires à Paris Île-de-France - Edition 2022

Soumis par sfournier le lun 05/09/2022 - 12:30

Phase de relance de l’activité pour l’événementiel

Cette étude est téléchargeable au format pdf en bas de page

Une nette amélioration après 2 années difficiles

Les salons franciliens ont enregistré de bons résultats au 1er semestre 2022, même si l’activité n’a pas retrouvé les niveaux d’avant la crise sanitaire. La tendance, nettement orientée à la hausse, constitue un signal encourageant. Bien qu’aucun salon n’ait été annulé au cours du semestre écoulé, l’impact de la crise demeure significatif. Dans ce contexte, les pouvoirs publics ont décidé de favoriser le retour des exposants et des top acheteurs à travers un financement de 100 millions €.

Impact de la crise économique sanitaire sur l’activité des salons
au 1er semestre 2022

Impact 1er semestre 2022

Activité des salons en 2021 : mieux qu’en 2020, mais encore loin des niveaux d’avant la pandémie

Après 8 mois de quasi-inactivité en 2021 (et 18 mois au total depuis mars 2020), l’événementiel a amorcé sa reprise sur le dernier quadrimestre, dans des formats réduits. Au global, sur l’ensemble de l’année, l’activité des salons est toujours loin des niveaux de 2019, mais est néanmoins meilleure qu’en 2020.

212 salons se sont tenus dans les 21 principaux sites d’exposition et de congrès franciliens en 2021. Ils ont accueilli 2,1 millions de visiteurs et 31 900 entreprises exposantes.

Impact de la crise économique sanitaire sur l’activité des salons en 2021

Impact éco salons 2021

L’activité des congrès encore fortement impactée en 2021

Comme l’ensemble du tourisme d’affaires, l’activité des congrès a été de nouveau considérablement bouleversée en 2021. La plupart des congrès se sont tenus au second semestre 2021, avec de nombreux reports du 1er au 2ème semestre. Selon l’Office du Tourisme et des Congrès de Paris (OTCP), la région Île-de-France a ainsi accueilli 331 congrès et plus de 534 200 congressistes.

Une lente reprise des autres manifestations(1)

Alors que l’activité était globalement bien repartie depuis septembre, les annonces gouvernementales de début décembre concernant la suspension des « moments de convivialité en entreprise » ont tout remis en cause. En seulement 3 mois, les manifestations corporate ont toutefois enregistré une reprise d’activité en 2021. Les événements divers(2) ont, quant à eux, presque retrouvé leur niveau d’activité d’avant la crise sanitaire. Enfin, les spectacles, manifestations culturelles & sportives et les examens & formations ont enregistré une nouvelle diminution de leur activité en 2021.


(1)Autres manifestations : événements d’entreprises, spectacles-manifestations culturelles & sportives, examens & formations et événements divers.
(2)Événements divers : ventes privées, enchères et événements familiaux.

Auteur : Jean-Marie Nays
Septembre 2022

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Quand les produits se transforment en services

Soumis par sfournier le lun 18/07/2022 - 13:01

La révolution silencieuse des modèles serviciels

Disposer d’un objet sans en être propriétaire ou locataire ? Ne payer d’une prestation ou d’un produit que ce qu’on en utilise effectivement ? Autant de modes de consommation déjà ancrés dans les habitudes. Il suffit de songer aux impressions papier acquises sans posséder pour autant une photocopieuse ou à l’électricité payée en fonction de la seule consommation.

Une révolution à bas bruit est en cours : celle de l'économie servicielle. Elle conduira à un développement considérable de ces pratiques. L’expression est encore peu connue. Et pourtant… c’est elle qui désigne le fait de profiter de produits ou de services uniquement en payant l’usage réel qu’on en a ou les résultats qu’on en attend.

La CCI Paris Ile-de-France qui anticipe depuis plusieurs années ces changements publie aujourd’hui une nouvelle étude sur l’économie servicielle. Celle-ci s’accompagne d’un vade mecum des pratiques existantes. Un travail inédit, du moins en français, qui doit nous interpeller sur cette révolution silencieuse.

Cette étude est téléchargeable au format pdf en bas de page

Quand l'usage remplace la propriété

Schématiquement, il existe aujourd’hui quatre manières de bénéficier d’un bien. Les trois premières sont bien connues.

  • Achat : obtention d’un bien contre un paiement.
  • Leasing : location de biens d'équipement ou d’immobilier avec possibilité d'acquérir tout ou partie des biens loués.
  • Location : utilisation d’un bien sans en être propriétaire.

La quatrième consiste à vendre un usage ou une performance d’usage (les résultats que ces biens permettent d’atteindre) plutôt que le bien lui-même. On appelle ce mode « en tant que service » (“as a service”) ou serviciel.

Un mouvement renforcé par la crise sanitaire comme le montre l’explosion des solutions d’abonnement (Neflixisation de l’économie) – qui a notamment conduit à consommer différemment – mais un mouvement qui était déjà en action.

Dans des univers aussi divers que les moteurs d’avions, l’impression/photocopie, les véhicules routiers ou les machines à café, les clients ont l’habitude d’accéder aux biens, aux machines et aux systèmes sans les acheter mais en payant seulement leur utilisation.

pionniers du paiement
 

Comment les usages ont avancé avec la pandémie

Aujourd’hui, de nouvelles applications existent ou sont expérimentées : des restaurateurs paient l’eau plate ou gazeuse consommée par leurs clients sans en payer la bouteille ou le transport jusqu’à leur établissement. Citons également le particulier dont la liste de courses alimentaires peut être établie selon le remplissage de son réfrigérateur.

Infographie vendre un usage

 

Ces exemples ne sont que la face visible d’un iceberg. Les applications “as a service” sont innombrables et, pour certaines, à imaginer. C’est l’objet du vade mecum que la CCI Paris Ile-de-France a rédigé (à télécharger en bas de cette page).

Durant et après la pandémie, plusieurs facteurs ont contribué à des avancées même si celles-ci restent différenciées selon les secteurs.

  • Les innovations relevant de l’expérience-client ont été un puissant facteur d’impulsion de l’alimentation en tant que service.
  • La concurrence stimule le passage à des modèles plus serviciels dans l’immobilier de bureau ou la micro-mobilité.
  • La digitalisation des TPE-PME et d’autres fonctions d’entreprise (supply chain par exemple) a généralisé les solutions servicielles dans l’informatique où le “Software as a Service” (SaaS) est déjà la norme.
  • L’industrie 4.0, en connectant l’outil de production, conduit les fabricants et les équipementiers à vendre encore plus de services.

Les avancées sont également variables selon les entreprises. Certaines entreprises ont profité de la crise pour accélérer ou basculer dans des modèles serviciels : des pionniers tels que Michelin ou Schneider Electric jusqu’au adopteurs plus tardifs comme Accor, Sncf en passant par les constructeurs automobiles qui ont parfois investi depuis longtemps dans le serviciel comme forme de diversification de leurs activités avant d’en faire véritablement un axe de transformation.

Payer selon l'usage, réponse à la crise actuelle ?

Inflation, baisse du pouvoir d’achat, hausse du coût des matières premières réduisant les marges des entreprises… autant de facteurs qui poussent à l’efficacité accrue des machines et à l’allocation optimale des ressources chez les particuliers ou les entreprises.

citation JCH
 

Aujourd’hui, alors que les entreprises manquent de cash, acquérir des équipements sous la forme d’un service est pertinent : au bilan comptable, cela leur évite d’immobiliser de l’argent puisque l’équipement est considéré comme une dépense courante (OPEX).

Les modèles serviciels permettent de disposer de capacités de chauffage, de climatisation, d’éclairage, de fabrication… sans investissements importants dans les infrastructures. En outre, l’entreprise-cliente ne supporte pas le risque lié à la performance de l’infrastructure.

Par ailleurs, cela permet d’avoir des revenus récurrents, ce qui est précieux dans un contexte d’incertitude voire de recul de la demande.

tableau service gagnant gagnant


Les modèles serviciels contribuent, enfin, à la transition environnementale et l’impératif de décarbonation. En effet, ils permettent d’optimiser les ressources en réduisant les consommations. Les fournisseurs sont incités à concevoir des équipements durables et prolonger leur durée de vie par une maintenance prédictive. La circularité est dans l’ADN des modèles serviciels à condition de ne pas pousser les renouvellements technologiques.

Citation PG
 

L’économie du “tout en tant que service” a de beaux jours devant elle.

Des modèles économiques à écrire...

Mais la logique servicielle implique un bouleversement des modèles économiques. Ce qui est lourd de conséquences pour les entreprises qui doivent envisager des postures inédites en s’interrogeant sur les nouvelles sources de valeur, les modalités de gains financiers, les transformations organisationnelles nécessaires… On est encore dans une “terra incognita” où il faut imaginer des business models innovants.

Un horizon prometteur mais pas parfois complexe, en particulier pour les PME : il existe, en effet, nombre d’étapes à franchir dans le passage d’un modèle de vente à un modèle serviciel.

  • La logique largement dominante des biens tangibles. Il est encore difficilement concevable dans de nombreux secteurs de ne pas être propriétaire du bien qu’on utilise. Les mentalités doivent évoluer. Ainsi peut-il paraître étrange de ne pas posséder l’aspirateur dont on aurait besoin.
  • La difficulté à récupérer des données pour faire fonctionner les modèles serviciels. Les clients ne sont pas toujours ouverts à une communication trop importante de leurs données d’usage et les réglementations nationales sont d’ailleurs un frein potentiel.
  • La mise en place souvent complexe de nouveaux modèles de revenus. C’est là un des problèmes majeurs : les revenus découlant de la vente de services ne sont pas aussi immédiats que ceux découlant de la vente de biens.
poisson

Parce que comprendre les codes de ces modèles n’est pas toujours aisé, la CCI Paris Ile-de-France a décrypté plusieurs segments serviciels sous la forme d’un vade mecum. Un document riche qui souligne combien les perspectives sont exponentielles. La révolution est silencieuse mais elle est clairement en marche.

Reste à effectuer un travail de sensibilisation, de pédagogie et d’accompagnement des entreprises dans cette mutation.

Retour presse :

Pilotage : Jean-Charles Herrenschmidt et Philippe Goetzmann
Auteur : Corinne Vadcar

juillet 2022

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Soldes d'été 2021

Soumis par npagnoux le ven 23/07/2021 - 12:05

Après euphorie de la réouverture et succès des ventes privées, les soldes arrivent trop tard

Après des mois de fermeture administrative, les commerçants parisiens espéraient ardemment le retour des consommateurs pour relancer leur activité.

Leur vœu a été exaucé dès la réouverture le 19 mai : les clients ont retrouvé les boutiques et le plaisir des achats ; mais après quelques semaines, la fréquentation s’est essoufflée, vite relancée par les nombreuses ventes privées et promotions.

Mais, à la date des soldes proprement dits, repoussée au 30 juin, les consommateurs n’étaient pas au rendez-vous, partis en vacances ou refroidis par la météo pluvieuse, alors que l’absence des touristes est fortement ressentie dans la capitale.

Des soldes décevants

55 % des commerçants parisiens ne sont pas satisfaits de leur activité lors des soldes de cet été 2021. En effet, pour 35% des commerçants interrogés, la hausse de chiffre d’affaires observée pendant les soldes, par rapport à un mois normal, a été au mieux égale à + 20 %.

Ce résultat est égal (pour 19 % d’entre eux) ou supérieur (pour 41 % d’entre eux) aux soldes de l’été dernier, qui, il faut le dire, était une année sinistrée

Une commerçante du 6e arrondissement
« Les vacances scolaires ont débuté le 6 juillet et on l’a ressenti tout de suite au niveau du trafic, les Parisiens sont partis en vacances »

Les soldes, un modèle à revoir

Mais ces promotions et autres « ventes privées », « jours extraordinaires », etc., ont eu lieu pendant le mois de juin pour 60 % des commerces, c’est-à-dire juste avant le démarrage des soldes, diminuant d’autant l’impact de ceux-ci.

un commerçant du 6e arrondissement
« Les gens avaient déjà consommé en pré-soldes, donc les soldes ont été très moyens, le premier week-end ça allait, mais au fil des jours on voyait de moins en moins de monde ».

Auteurs : Bénédicte GUALBERT et Julien TUILLIER

Juillet 2021

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Après euphorie de la réouverture et succès des ventes privées, les soldes arrivent trop tard
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11 préconisations pour relancer la filière congrès et salons

Soumis par hzwang le mar 20/07/2021 - 15:04

Cette étude est téléchargeable au format pdf en bas de page

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Relancer urgemment le secteur des congrès et salons

Le « Copil des congrès et salons » (1) est un organisme informel regroupant les principaux acteurs nationaux et franciliens du tourisme. Face à l’ampleur inédite des conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire sur le secteur, ce Copil émet 11 préconisations concrètes afin que la reprise d’activité dans l’événementiel se fasse dans les meilleures conditions.

citation c & s


Les professionnels de la filière des rencontres professionnelles, regroupés au sein du Copil des congrès et salons, ne sont naturellement pas restés inactifs pendant la crise sanitaire. Ils se sont associés pour fournir aux pouvoirs publics et aux décideurs des données fiables et partagées sur l’état de la concurrence à l’heure de la reprise d’activité. La situation de 19 villes concurrentes à Paris (issues de 9 pays et regroupant 24 sites de plus de 90 000 m²) ont été étudiées.

6 enseignements


11 préconisations pour relancer le secteur des congrès et salons

1 - Reconnaître le caractère essentiel de la filière des rencontres professionnelles. A ce titre, et à l’occasion de crises sanitaires et économiques de grande ampleur, instaurer un dispositif dédié de continuité d’activité

2 - Distinguer durablement les « rencontres professionnelles » des grands rassemblements sportifs ou culturels. Il est fondamental que l’État français donne des signaux forts à toutes les communautés d’affaires françaises et internationales pour les rassurer sur la fiabilité et le sérieux de ces rendez-vous

3 - Consolider le redémarrage des salons et congrès-expositions en soutenant la participation des entreprises françaises et franciliennes aux salons

4 - Soutenir, au minimum jusqu’à la fin de l’année 2023, les organisateurs français des salons internationaux phares qui ne retrouveront pas leur clientèle internationale avant un temps qui reste indéterminé

5 - Assurer la pérennité des entreprises de taille intermédiaire (ETI) françaises de l’événementiel (GL Events, Comexposium, Viparis...) en finalisant rapidement les dispositifs d’aides spécifiques à ces entreprises afin d’éviter un rachat par des entreprises étrangères

6 - Renforcer la promotion auprès des clientèles étrangères stratégiques des salons par la mise en place d’un fond de promotion international (FPI) triennal (dès maintenant et jusqu’en 2023 inclus)

7 - Créer un environnement favorable aux investissements et simplifier les démarches administratives des opérateurs gestionnaires de sites pour permettre à la place de Paris Île-de-France de maintenir sa position de leader

8 - Mettre en place des fonds « innovations » destinés à soutenir les investissements technologiques et écoresponsables des acteurs de l’événementiel

9 - Fluidifier le passage aux aéroports et faire évoluer les modalités de contrôle sanitaires et identitaires (en particulier pour les passagers et touristes de la zone Schengen)

10 - Simplifier les procédures et les délais d’obtention de visa dans les pays où sa possession est requise pour entrer sur le sol français, en particulier pour les visiteurs d’affaires

11 - Assurer une meilleure accessibilité des sites de Paris Nord Villepinte et de Paris Le Bourget en veillant notamment à faire respecter de manière stricte le calendrier de la ligne 17 du Grand Paris Express

(1) Le Copil congrès et salons est une instance informelle présidée et animée par la CCI Paris Île-de-France depuis 2007 et regroupant les principaux acteurs nationaux et franciliens du tourisme et des rencontres d'affaires : CCI Paris Île-de-France, Viparis, Unimev, Promosalons, Atout France, Aéroports de Paris, CEP, CRT Ile-de-France, OTCP, DGE-Ministère de l’Economie et des Finances, Ministère de l'Europe et des Affaires Étrangères. Il propose des études et prises de position visant à fournir des données fiables et partagées afin de défendre l’attractivité de la France et de la région capitale dans les secteurs des congrès et salons.

Contact : Jean-Marie NAYS

juillet 2021

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Les 11 préconisations du copil Congrès et salons pour accompagner la relance du secteur
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Optimiser les actions de préférence : un enjeu de croissance pour les entreprises

Soumis par npagnoux le mer 26/05/2021 - 13:05

Dans le cadre de son action en faveur des entreprises, la CCI Paris Ile-de-France a constaté que les actions de préférence, souvent méconnues ou perçues comme trop complexes, pouvaient être particulièrement utiles à de nombreux projets. Or, malgré les réformes déjà engagées en 2008, puis en 2014, de nombreux verrous techniques continuent de brider le mécanisme, ce qui le rend largement perfectible.

Les actions de préférence constituent une opportunité pour les entreprises, en ce qu’elles permettent, notamment, de repenser la logique des fonds propres, d’atténuer les craintes de dilution en dissociant la détention du capital et du pouvoir, de s’adapter aux enjeux de la transmission de l’entreprise et d’offrir les clés d’une culture d’entreprise innovante. Pourtant, les actions de préférence sont encore trop peu utilisées par les entreprises.

La CCI Paris Ile-de-France considère qu’un renouveau est aujourd’hui possible :

  1. Les actions de préférence sont particulièrement adaptées à la nouvelle économie et trouvent une place de choix au sein de l’organisation des start-up.
  2. L’adoption d’une réforme des actions de préférence constitue un enjeu contemporain de compétitivité pour notre pays en lui permettant de rapprocher son droit des standards internationaux, connus et appréciés des investisseurs.
  3. Une utilisation efficace des actions de préférence serait un moyen de développer une culture innovante d’entreprise.
  4. Les actions de préférence offrent un îlot de liberté susceptible de répondre aux intérêts respectifs tant des investisseurs que des émetteurs, particulièrement dans des sociétés par nature « institutionnalisées » telles que la SA.

La CCI Paris Ile-de-France, qui a conduit ses travaux sous l’angle plus particulier des sociétés non cotées, avec l’aide d’experts extérieurs, formule ainsi plusieurs propositions pragmatiques pour perfectionner le dispositif et faire des actions de préférence un instrument souple, ouvert et contractuel. Il s’agit notamment de :

  • Faciliter l’émission d’actions de préférence à droit de vote double et garantir la rémunération des actions de préférence ;
  • Permettre aux SAS d’exploiter tout le potentiel des actions de préférence sans porter atteinte à la liberté contractuelle qui caractérise cette forme sociale ;
  • Clarifier les règles relatives au droit préférentiel de souscription attaché aux actions de préférence...

Pour en savoir plus :

Rapporteur : Laurent Pfeiffer

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les actions de préférence, pouvaient être particulièrement utiles à de nombreux projets
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Les Français à l'étranger - l'expatriation des Français, quelle réalité ?

Soumis par webmestre le jeu 11/02/2021 - 18:14
Prospective

La France serait-elle soudainement devenue une terre d’émigration ? Compte tenu des enjeux pesant sur le potentiel de croissance de la France, la CCI Paris Ile de France a souhaité, à partir d'une analyse exhaustive des sources d'informations existantes, faire un diagnostic le plus complet possible de ce phénomène qui a surgi dans le débat public : quelle est son ampleur ? quelles sont les motivations des Français expatriés ? quelles perspectives de retour ? Au-delà des inquiétudes de court terme, cette mobilité des talents pose la question de l'attractivité de la France et de sa capacité à faire émerger une diaspora économique.

L'expatriation des Français : enquête d'un phénomène

Après un choc fiscal sans précédent asséné en 2012-2013, la France serait-elle soudainement devenue une terre d’émigration ? Ses élites, comme ses talents, seraient-ils en train de la fuir pour émigrer vers des cieux plus cléments et plus accueillants, foulant le « tapis rouge » déployé par certains voisins bien intentionnés ?

Depuis quelques mois, ces angoissantes questions font la Une des médias, en particulier étrangers, et de nombreux observateurs français, confrontés à d’évidents signes de mobilités accrues des jeunes, des cadres dirigeants de grands groupes, des grandes fortunes ou d’entrepreneurs, s’inquiètent de ce qui s’apparenterait à une hémorragie.

Parce que le sujet est important et parce que ses enjeux pour le futur économique de la France sont considérables, la CCI Paris Ile-de-France a souhaité mener une enquête sur la réalité de ces phénomènes migratoires. L’objectif principal de cette étude est de mieux les comprendre et de distinguer ce qui relèverait :

  • d’un mouvement de fond lié à la mondialisation ou aux nouveaux parcours professionnels des jeunes générations ;
  • ou de ce qui serait spécifiquement français, en réaction à des décisions politiques, à la création d’un environnement entrepreneurial pouvant être perçu comme décourageant et à des perspectives économiques durablement sombres.

Cette étude a également comme objectif de distinguer, parmi ces mouvements migratoires, ce qui pourrait être considéré comme inquiétant de ce qui, au contraire, fait partie d’évolutions naturelles et positives, voire souhaitables.

Principaux résultats de l'étude sur l'expatriation des Français

L’analyse qui a été menée au cours de cette étude a permis de cerner avec plus de précisions l’ampleur du phénomène d’expatriation en France. Il en ressort plusieurs constats :

  • Le premier constat que l’on peut faire est que si la tendance à l’expatriation des Français s’accentue, le phénomène est moins marqué que dans les pays voisins. Ainsi, la population des Français à l'étranger est estimée de 1,5 à 2 millions avec une croissance annuelle de 3 à 4 % depuis 10 ans. Mais l’idée d’un mouvement massif de fuite des talents, spécifique à la France, ne semble donc pas correspondre à la réalité.
  • Par contre, second constat, il y a bien un changement majeur de comportements chez les jeunes générations, avec une nette accélération de leur mobilité, ce qui est une caractéristique marquante de ce début de XXIe siècle. On ne peut, pour l’instant, parler de développement de l’émigration permanente mais simplement une augmentation de la mobilité globale.
  • Autre conclusion importante, la crise économique a transformé structurellement la population des expatriés français, qui sont devenus plus indépendants avec un moindre recours aux contrats d’expatriation et de détachement et un accroissement de l’entrepreneuriat. Ainsi, 2 sur 10 expatriés sont des créateurs d'entreprises contre 1 sur 10 il y a 10 ans.
  • Enfin, il importe de souligner que plus de la moitié des mouvements « d’expatriation » se fait vers des pays européens. Après cinquante ans de construction européenne, de mise en place d’une monnaie commune, d’appel à un approfondissement du marché intérieur, de politiques publiques encourageants les échanges universitaires, peut-on assimiler cette mobilité accrue au sein de l’espace européen à de l’« expatriation » ? Ne faudrait-il pas plutôt s’en réjouir et y voir une forme d’émergence de citoyenneté européenne ?

20/03/2014

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La France serait-elle soudainement devenue une terre d’émigration ? La CCI Paris Ile-de-France a souhaité faire un diagnostic le plus complet possible de ce phénomène.
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L'économie francilienne a tout juste repris son souffle au troisième trimestre 2020

Soumis par webmestre le mar 02/02/2021 - 13:45

Tableau de Bord économique de l'Ile-de-France 3e trimestre 2020 - Janvier 2021

Après le choc provoqué par l’épidémie de Covid-19 au cours du premier semestre 2020, l’activité francilienne a pu reprendre son souffle au cours de l’été dernier. Ainsi, le nombre d’emplois salariés privés a augmenté de quelque 61 000 unités dans la région au troisième trimestre 2020. Ce rebond de l’emploi n’a néanmoins pas empêché le taux de chômage, jusqu’alors orienté à la baisse, de bondir de 2,0 points sur un trimestre pour atteindre 8,3 % sur l’ensemble du troisième trimestre 2020.

Le nombre de passagers à Roissy et Orly qui s’était réduit de 96,5 % au printemps a quant à lui limité la baisse à 73,5 % au cours de l’été mais il ne s’est élevé qu’à 8,0 millions de juillet à septembre derniers contre 30,4 millions à la même période en 2019.

Par ailleurs, le niveau des défaillances d’entreprises, au plus bas depuis fin 1992, s’explique en grande partie grâce aux dispositifs d’aide aux entreprises mais donnera une image plus réaliste des difficultés économiques provoquées par la crise sanitaire dès l’arrêt des mesures de soutien.

Auteur : Mickaël Le Priol

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Tableau de Bord économique de l'Ile-de-France 3e trimestre 2020 - Janvier 2021
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Tourisme d’affaires à Paris Île-de-France – édition 2020

Soumis par npagnoux le ven 27/11/2020 - 14:05
Tourisme d’affaires à Paris Île-de-France – édition 2020

Une filière d’excellence fortement marquée par les crises sociales de 2019 et sanitaire de 2020

Une filière d’excellence fortement marquée par les crises sociales de 2019 et sanitaire de 2020

La crise sanitaire de la covid-19 a entrainé une crise économique mondiale historique. Le tourisme, d’agrément ou d’affaires, aura été l’un des secteurs les plus profondément et durablement touché.

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L’impact sur les congrès et salons est considérable : 202 salons et 432 congrès ont été annulés, 5,4 millions de visiteurs ou congressistes et 58 000 entreprises exposantes ne sont pas venus, 3,2 milliards € de retombées économiques perdues pour le territoire ainsi que 12,9 milliards € de ventes non réalisées entre exposants et visiteurs.

Tourisme-Chiffres-Clés-2020 ©CCI Paris Idf

Il est indispensable qu'un plan de relance ambitieux de la filière des rencontres et événements d’affaires soit élaboré par les pouvoirs publics en étroite relation avec l'ensemble des acteurs (opérateurs, fédérations, institutionnels, professionnels…). Ce plan doit inscrire le secteur sur une trajectoire de croissance durable et faire des rencontres d'affaires un puissant levier de la relance économique.

Auteur : Jean-Marie Nays

27/11/2020

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Une filière d’excellence fortement marquée par les crises sociales de 2019 et sanitaire de 2020
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Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises

Soumis par admin le mar 24/11/2020 - 17:19
Prospective
Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises

Le 23 octobre 2017, le ministre de l’Economie et des Finances a lancé une vaste consultation sur le Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises. Pour cela, le Gouvernement a choisi une méthode de co-construction associant largement tous les acteurs concernés.

La CCI Paris Ile-de-France, au regard de sa forte expertise en la matière, contribue à cette consultation de place en identifiant des leviers d’actions au service des entreprises pour innover, se transformer, grandir et créer des emplois.

Les défis à relever par le Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises sont multiples :
- favoriser la croissance des entreprises aux différentes phases de leur développement,
- faciliter la création d’entreprises en éliminant les barrières à l’entrée injustifiées,
- poursuivre une politique en faveur des transmissions-reprises,
- donner aux entrepreneurs la faculté de rebondir.

Mais aussi développer le financement en fonds propres des entreprises françaises pour leur permettre de se lancer à la conquête de l’international, d’investir dans l’innovation, dans la modernisation de leur outil productif et dans la formation et les compétences de leurs salariés.

Les enjeux sont également de transformer la gouvernance pour la rapprocher de meilleures pratiques internationales, par exemple en termes de protection des actionnaires minoritaires.

C’est enfin poser la réflexion en matière d’intéressement et de participation des salariés au sein des entreprise et d’encourager l’actionnariat salarié.

Ces grandes orientations sont déclinées autour de six thèmes :

  • création, croissance, transmission et rebond ;
  • financement des entreprises ;
  • partage de la valeur et engagement sociétal des entreprises ;
  • numérisation et innovation ;
  • simplification ;
  • conquête de l’international.

Les mesures retenues dans le cadre de ce plan d’action pourront être de nature législative, réglementaire ou non-normative. Un projet de loi sera rédigé, en s’appuyant sur les contributions du grand public, pour être présenté en conseil des ministres en avril 2018.

La CCI Paris Ile-de-France, dont l’activité est au cœur des problématiques des entreprises, s’associe à cette démarche globale et préconise sur tous ces sujets des propositions législatives et/ou bonnes pratiques à diffuser.

Rapporteurs : Rachel Chicheportiche et Laurent Pfeiffer
Expert coordinateur : Marc Canaple

novembre 2017

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Le 23 octobre dernier, le ministre de l’Economie et des Finances a lancé une vaste consultation sur le Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises. 
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