Développer des activités à plus forte valeur ajoutée : un enjeu majeur pour les entrepreneurs

infographie valeur ajoutée

 

Relocalisons ! C’est devenu une injonction incontournable des politiques et décideurs depuis la pandémie. Mais la déclinaison concrète de cet appel plein de bonnes intentions est moins évidente.

Que faut-il relocaliser ? Spontanément on songe à l’industrie. Mais c’est oublier que la valeur est de plus en plus immatérielle et servicielle. Il est alors plus pertinent de (re)localiser des activités à forte valeur ajoutée, tous secteurs confondus.

Sont visées par exemple les activités de vente de solutions ou de services (plutôt que des produits) répondant aux usages réels des clients. Ce sont par exemple des solutions de fonctionnalité pérenne des machines plutôt que de vente de machines. Une fois cela compris, reste à accompagner les entreprises, plus particulièrement les TPE-PME, dans cette longue marche car les mutations de la valeur sont complexes et méconnues.

C’est tout l’objet d’un récent rapport de la CCI Paris Ile-de-France, articulé autour de 5 axes, tels l’accélération de l’innovation de la transformation productive ou l’encouragement à faire valoir d’autres marqueurs que le prix.

Pour en savoir plus :  

Economie Economie

Mobilité et télétravail font évoluer les modes d’organisation des entreprises d’Ile-de-France

Soumis par npagnoux le mer 25/05/2022 - 12:00

Enjeux 232 - Mai 2022

La CCI Paris Ile-de-France et la Région Ile-de-France ont mené une enquête auprès de 167 responsables de ressources humaines dans de grandes entreprises franciliennes à la fin d’année 2021 afin de les interroger sur leurs bonnes pratiques en termes de télétravail et de mobilité de leurs salariés. En effet, avec la crise sanitaire, des évolutions notables ont été constatées et la révolution semble dorénavant bien en marche.

Des problématiques de mobilité bien identifiées par les entreprises

La saturation des réseaux de transport franciliens, routiers et ferrés constituent les deux principales problématiques  de mobilité rencontrées par les entreprises interrogées.

La congestion routière arrive largement en tête (pour 74% des entreprises). Mais si l’on considère les transports en commun dans leur ensemble (saturation, fiabilité, fréquence, sécurité), ces problématiques occupent également une place centrale.

Une accessibilité insuffisante en transports en commun avec une prédominance persistante de la voiture individuelle

De fortes disparités territoriales sont constatées : les salariés travaillant dans la zone centrale de la région ont tendance à privilégier les transports en commun, mais à mesure que le lieu de travail s’éloigne de la capitale, la voiture individuelle devient le mode majoritaire.

Pour limiter l’usage de la voiture individuelle, le covoiturage a été la piste de réflexion privilégiée par la majorité des chefs d’entreprises interrogés, mais seulement 17% d’entre eux ont entrepris des actions internes pour promouvoir cette pratique. Quant à l’autopartage, autre recours possible, cette pratique est jugée peu fonctionnelle.

Une croissance attendue de l’usage du vélo, mais entravée par les risques

19% des entreprises ont fait la promotion des mobilités douces auprès de leurs salariés. Cela se traduit surtout par des actions de communication interne, par l’aménagement de stationnements vélos sécurisés ou des locaux de l’entreprise.

L’’intensité du trafic routier constitue le frein principal à un déploiement plus soutenu de l’usage des mobilités douces, suivi par le maillage insuffisant des réseaux cyclables et piétons.

Un engouement pour le télétravail, mais avec des limites…

Lors des premières phases du déconfinement et encore plus en 2021, le télétravail s’est généralisé, répondant avant tout à un souhait exprimé par les collaborateurs. Cette généralisation s’est accompagnée d’un fort déploiement de l’utilisation des outils informatiques et de communication.

Globalement, le retour d’expérience est plutôt positif et satisfaisant pour tous les répondants, même si certains employés ont pu souffrir des périodes prolongées de télétravail et ont éprouvé le besoin de revenir sur site.

télétravail

Une flexibilisation des horaires de travail, sans forcément étaler les heures de pointe

Depuis le début de la crise sanitaire, il existe une certaine souplesse quant aux horaires de travail des salariés, l’employeur laissant une certaine flexibilité quant au choix de l’heure d’arrivée et de départ du lieu de travail. Mais cela pose un questionnement sur l’organisation et la culture d’entreprise (l’activité de l’entreprise permet-elle un tel décalage ?) et sur habitudes individuelles de chacun.

Un impact probable sur l’immobilier de bureaux

Les nouveaux modes d’organisation du travail ont des conséquences sur l’organisation des entreprises mais aussi sur la gestion de leur immobilier. Le large déploiement du télétravail a contraint les entreprises à revoir, ou tout du moins à adapter, leur immobilier.

Des avancées notables en matière d’organisation du travail mais encore peu de vision stratégique globale

L’étude révèle qu’à l’heure actuelle, les entreprises semblent plus intervenir en réaction aux événements (crise sanitaire, grèves, …) et pour répondre aux obligations réglementaires qu’avec une vision de long terme structurée.

Cependant une prise de conscience de la nécessité d’aborder ces enjeux de façon plus globale semble émerger, mais beaucoup d’entreprises attendent un accompagnement sur ces sujets de mobilité, télétravail et lissage des heures de pointe.

infographie-mobilite

Auteurs :

  • Justin LE BIHAN, Chargé de mission management de la mobilité Région Ile-de-France
  • Clotilde YEATMAN Responsable du Département Développement Durable et Mobilité CCI Paris Ile-de-France
  • Julien TUILLIER, Responsable du CROCIS

 

Mai 2022

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La CCI Paris Ile-de-France et la Région Ile-de-France ont mené une enquête auprès de 167 responsables de ressources humaines dans de grandes entreprises franciliennes à la fin d’année 2021
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Tableaux de bord économiques de l'Ile-de-France

Une collection du CROCIS

CROCIS
Toutes les publications "Tableaux de bord économiques de l'Ile-de-France", une collection du CROCIS.
Tableau de Bord économique
L’économie francilienne a bien résisté début 2022
Dans un contexte marqué par la vague omicron puis le déclenchement de la guerre en Ukraine, l’activité francilienne a globalement bien résisté au premier trimestre 2022.
Tableau de Bord économique
Le taux de chômage francilien a retrouvé son niveau d’avant-crise
Malgré un contexte sanitaire marqué par la cinquième vague de Covid-19 en France, l’activité francilienne est restée bien orientée au quatrième trimestre 2021
Tableau de Bord économique
L’emploi Francilien a retrouvé son niveau d'avant-crise
Après avoir retrouvé du tonus au deuxième trimestre 2021, l’activité francilienne a poursuivi sur sa lancée au troisième trimestre.
Tableau de Bord économique
Un début de reprise depuis le printemps en Ile-de-France
Après avoir évolué très poussivement début 2021, l’activité francilienne a retrouvé du tonus au deuxième trimestre 2021.
Tableau de Bord économique
Un début d'année très poussif pour l'économie francilienne
Déjà à la peine fin 2020 après avoir tout juste repris son souffle au cours de l’été précédent, l’activité francilienne a évolué très poussivement au premier trimestre 2021
Tableau de Bord économique
Le nombre d'emplois de nouveau en baisse en Ile-de-France
Tableau de Bord économique
Une fin d’année 2019 relativement calme pour l’économie francilienne… avant la tempête de 2020
L'économie francilienne a bien résisté au ralentissement mondial de 2019 puis à la dégradation du climat social en décembre mais il en est désormais autrement face à l’épidémie de Covid-19.
Tableau de Bord économique
Le taux de chômage francilien au plus bas depuis 5 ans
Au printemps 2017, l’économie francilienne est restée bien orientée. 
Tableau de Bord économique
Un marché de l'emploi toujours dynamique en Ile-de-France
Dans un environnement macroéconomique toujours ralenti, l’activité francilienne a continué à évoluer plutôt favorablement au troisième trimestre 2019.
Tableau de Bord économique
La situation de l’emploi et de la conjoncture économique en Ile-de-France à l’été 2017
Le renforcement de l'activité francilienne devrait se prolonger au second semestre
Tableau de Bord économique
L’Ile-de-France résiste au ralentissement mondial
Dans un environnement macroéconomique de plus en plus ralenti, l’économie francilienne a globalement évolué favorablement au deuxième trimestre 2019.
Tableau de Bord économique
L’embellie se confirme en Ile-de-France début 2017
L’économie francilienne a débuté l’année en bénéficiant de tendances favorables : repli du nombre de défaillances d'entreprises, dynamisme de l’immobilier et du BTP...
Tableau de Bord économique
Des évolutions en demi-teinte pour l'économie francilienne
Dans la lignée des résultats du trimestre précédent, l’économie francilienne a affiché à la fois des signaux défavorables et des tendances positives au premier trimestre 2019.
Tableau de Bord économique
L’élan reste favorable pour l'économie francilienne
L’économie francilienne est globalement restée bien orientée au quatrième trimestre 2016. 
Tableau de Bord économique
Le taux de chômage francilien au plus bas depuis 2009 malgré un contexte ralenti
L’année 2018 s’est terminée sur un bilan mitigé puisque, comme au trimestre précédent, l’économie francilienne a cumulé à la fois des signaux défavorables et des tendances positive au quatrième trimestre 2018.
Tableau de Bord économique
Perspectives favorables pour l’Ile-de-France mais le tourisme souffre
L’économie francilienne a enregistré plusieurs évolutions positives au troisième trimestre 2016.
CROCIS
Tableau de bord départemental des Hauts-de-Seine - 3e trimestre 2018
Hauts-de-Seine, des dynamiques économiques contrastées
Tableau de Bord économique
La situation de l’emploi et de la conjoncture économique en Ile-de-France à l’automne 2016
L’économie francilienne toujours balbutiante
Tableau de Bord économique
Les doutes s'accumulent pour l'économie francilienne mais ne se généralisent pas
Après avoir vu son rythme se modérer dès le début de 2018, l’économie francilienne a enregistré de nouveaux signaux défavorables au troisième trimestre 2018.
Tableau de Bord économique
La décélération de l’économie francilienne s’est confirmée
Après avoir déjà débuté l’année 2018 sur un rythme moins soutenu que celui observé en 2017, l’économie francilienne a confirmé sa décélération au deuxième trimestre 2018. 

Evènement CCI Paris Ile-de-France – Banque de France : Entreprises franciliennes : entre rebond et résilience

La CCI Paris Ile-de-France et la Banque de France ont organisé le Mardi 15 février un évènement qui a eu lieu au siège de l’institution consulaire à Paris. L’occasion de dévoiler les résultats de leurs deux enquêtes* respectives autour d’une table ronde dont 3 questions sur l’économie francilienne étaient à l’ordre du jour : quelle reprise pour les entreprises franciliennes en 2021 ? Quels enjeux majeurs pour 2022 ? Les difficultés d’approvisionnement vont-elles freiner la dynamique de croissance ?

L’année 2021 a été l’année du rebond pour les entreprises franciliennes, dont le chiffre d’affaires global a progressé de plus de 12% dans l’industrie, et de près de 10% dans les services marchands et la construction. La rentabilité s’est améliorée dans une grande majorité des entreprises. On observe toutefois que tous les secteurs n’ont pas retrouvé leur niveau d’avant-crise, en particulier la construction automobile et l’aéronautique, ou l’hôtellerie-restauration dans les services.

En 2022, la croissance devrait rester forte dans l’industrie et les services marchands, mais se ralentir dans la construction. Les effectifs devraient rester stables dans l’industrie, et progresser dans les services marchands et la construction. Ces prévisions dépendent toutefois largement de l’évolution de la crise sanitaire, qui reste un facteur d’incertitude plus ou moins marqué selon les compartiments. En outre, dans certains secteurs, les difficultés d’approvisionnement et de recrutement constatées en 2021 devraient continuer à freiner la croissance.

En effet, 80% des entreprises interrogées (industrie, construction et commerce) connaissent actuellement des difficultés d’approvisionnement. Depuis 2020, 95% d’entre elles jugent que ces difficultés ont augmenté et 97% d’entre elles trouvent qu’elles ont un impact sur les tarifs pratiqués par leurs fournisseurs.

Les principales difficultés anticipées par les entreprises en 2022 sont : la pénurie de matières premières et les difficultés de recrutement, la hausse des prix et l’allongement des délais de livraisons.

Pour aider les entreprises à rebondir dès l’apparition des premiers signaux d’alerte, la CCI Paris Ile-de-France a mis en place au printemps 2021 une cellule régionale de prévention et d’accompagnement des entreprises en difficulté. Composée d’une dizaine de conseillers experts intervenant sur l’ensemble du territoire francilien, cette cellule propose aux chefs d'entreprises qui le souhaitent, d'évaluer leur niveau de difficulté grâce à un diagnostic de sortie de crise et leur propose, si besoin, une orientation vers les bons interlocuteurs.

« Il est fondamental pour les chefs d’entreprise comme pour les observateurs de l’économie de mesurer la situation mais aussi de comprendre les évolutions et les grandes tendances. » souligne Dominique Restino, président de la CCI Paris Ile-de-France.

« En sortie de crise, les chefs d’entreprise ne doivent pas rester seuls. Qu’ils n’hésitent pas à communiquer auprès de leurs partenaires sur leurs besoins : organismes consulaires, partenaires financiers, experts-comptables, Banque de France » indique Jean-Pascal PREVET, Directeur Régional de la Banque de France en Ile-de-France.

 

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Hassan Chalada

Attaché de presse

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La CCI Paris Ile-de-France et la Banque de France s’engagent au service de l’accompagnement des entreprises et des jeunes

Dominique Restino, président de la CCI Paris Ile-de-France et Jean-Pascal Prevet, directeur régional de la Banque de France ont signé ce mardi 15 février une convention de partenariat pour apporter aux entreprises franciliennes et aux jeunes, une offre de service en faveur de la formation, du financement et du développement économique, à la hauteur des enjeux de la région capitale.

La convention adoptée ce jour s’articule autour de quatre axes principaux :

Favoriser la formation financière des jeunes et des chefs d’entreprise

La Banque de France peut intervenir devant des chefs d’entreprise, pour présenter la méthodologie d’analyse du risque et de cotation. Elle peut également participer à l’éducation économique et financière des entrepreneurs notamment autour du jeu « #AventureEntrepreneur » ou via des interventions ciblées (sur la gestion, le budget ou l’économie) lors des formations organisées par la CCI Paris Ile-de-France. Dans ce domaine, seront étudiées des conditions facilitées d’accès au jeu « #AventureEntrepreneur » et des possibilités de coopération dans la création de nouveaux jeux.

La Banque de France interviendra devant les étudiants des écoles de la CCI Paris Ile-de-France, soit pour présenter ses missions, soit sur des thèmes économiques ou d’éducation financière.

Orienter et accompagner les entreprises franciliennes

La CCI Paris Ile-de-France s’engage à orienter vers la Banque de France les entreprises qui auraient besoin d’un service ou d’une prestation de cette institution : correspondant TPE/PME, procédure du droit au compte, médiation du Crédit et OPALE.

De manière similaire, la Banque de France s’engage à mettre en relation avec la CCI Paris Ile-de-France les entreprises pour qui la CCI Paris Ile-de-France est l’organisme le plus à même de les aider (notamment dans le cadre des activités du Correspondant TPE/PME), en particulier dans les domaines suivants : conseil à l’export, accès aux marchés publics et aux marchés du Grand Paris, transformation et usage du numérique, accès aux financements … etc.

Réaliser des études conjointes

À la demande de la CCI Paris Ile-de-France, la Banque de France peut réaliser des études sectorielles ou territoriales au travers d’ACSEL. Le CROCIS (le Centre d’Observation de la CCIR) et les experts thématiques de la CCI Paris Ile-de-France sont réciproquement en situation de répondre aux demandes d’enquêtes et d’expertise de la Banque de France.

Rassembler leurs experts lors des événements de soutien aux entreprises

La Banque de France et la CCI s’engagent mutuellement à répondre favorablement aux évènements que l’une ou l’autre pourrait organiser en recherchant dans la mesure du possible des complémentarités et l’organisation d’événements en commun selon les besoins départementaux. La création et reprise d’entreprise, le financement, l’international et l’observation économique seront les domaines de collaboration privilégiés en écho aux enjeux de la relance des affaires.

Enfin, les deux institutions entendent œuvrer ensemble pour l’information des entreprises : communication commune, événements de sensibilisation, interventions croisées, études partenariales…etc.

Par l’ensemble de ces actions, la CCI Paris Ile-de-France et la Banque de France attestent durablement de leur engagement pour l’avenir des entreprises et des jeunes. « La signature de cette convention est synonyme d’une mobilisation renouvelée en faveur de la région francilienne, qui a besoin d’entreprises dynamiques et innovantes et de perspectives favorables à la création de richesses. » déclarent Dominique Restino, président de la CCI Paris Ile-de-France et Jean-Pascal Prevet, Directeur Régional de la Banque de France en Ile-de-France.

 

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Hassan Chalada

Attaché de presse

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Économie francilienne : Quelle reprise pour les entreprises franciliennes en 2021 ?

Quels enjeux majeurs pour 2022 ? Les difficultés d’approvisionnement vont-elles freiner la dynamique de croissance ?

Quels enjeux majeurs pour 2022 ? Les difficultés d’approvisionnement vont-elles freiner la dynamique de croissance ?

Le mardi 15 février 2022 à partir de 8h30

Avec la participation de :

Jean-Pascal PREVET, Directeur Régional Île-de-France de la Banque de France

Dominique RESTINO, Président de la CCI Paris Île-de-France,

 

conference Banque de France

Cet événement se tiendra dans les locaux de la CCI Paris Île-de-France,

27 Avenue de Friedland, 75008 Paris

L’événement sera également retransmis en direct en ligne.

Vous recevrez le lien de connexion quelques jours avant la conférence.

 

INSCRIPTION

 

 

Economie Economie

Une mobilisation volontariste en faveur de la prévention de la circulation du virus SARS-CoV-2

Marc Guillaume, Préfet de la Région Île-de-France, Préfet de Paris, les partenaires sociaux et les chambres consulaires appellent à une mobilisation volontariste des acteurs socio-économiques franciliens en faveur de la prévention de la circulation du virus SARS-CoV-2.

Marc Guillaume, Préfet de la Région Île-de-France, Préfet de Paris appelle à une mobilisation volontariste en faveur de la prévention de la circulation du virus SARS-CoV-2.

Pour faire face à la circulation épidémique et à la cinquième vague, le Gouvernement a décidé notamment le renforcement des mesures de prévention de la circulation du virus au sein des entreprises afin de garantir un cadre protecteur de la santé de chacun, de préserver le fonctionnement du système hospitalier tout en limitant l’impact sur l’activité économique.

Le protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l’épidémie de covid-19 a ainsi été mis à jour pour :

  • Généraliser du port du masque dans les établissements recevant du public, y compris ceux soumis au passe sanitaire ;
  • Limiter au maximum des moments de convivialité, et en tout état de cause en respectant strictement les gestes barrières ;
  • Renforcer la vigilance sur l’aération-ventilation des locaux de travail, notamment en recommandant le mesurage du CO2 ;
  • Rétablir des règles spécifiques à respecter au sein des restaurants collectifs en entreprise.

Ces mesures complètent la mobilisation de l’État, des collectivités locales et des professionnels de santé en faveur de la vaccination la plus large possible des franciliens, gage d’une protection collective. Les services de santé au travail s’organisent pour faciliter l’accès à la vaccination au plus proche des salariés.

Réunis le 8 décembre 2021, les partenaires sociaux ont partagé le constat de la dégradation de la situation sanitaire en Île-de-France. Ils sont mobilisés pour prévenir les contaminations en milieu professionnel.

Les partenaires sociaux soulignent les impacts sur les entreprises et les salariés d’une modification de leurs organisations mais sont conscients que leur mobilisation est une contribution essentielle pour permettre d’éviter une aggravation de la situation et la nécessité de mesures plus contraignantes.

Les partenaires sociaux, les chambres consulaires et l’État appellent à la responsabilité de tous, et au-delà du respect des règles, au renforcement du télétravail pour les activités qui le permettent ainsi qu’à l’organisation de l’étalement des arrivées et des départs sur les lieux de travail, pour éviter les concentrations trop importantes dans les transports en commun.

Ils conviennent que le caractère particulier de la période conforte l’importance du dialogue social dans l’entreprise particulièrement sur ces modalités d’organisation du travail.

Les services de l’État, vigilants, poursuivront l’accompagnement des entreprises et des salariés.  

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Service de presse CCI Paris Île-de-France

Univers / Rubrique

Relocaliser… Oui mais quoi ?

Depuis la pandémie, le plaidoyer pour la relocalisation fait consensus et mobilise l’action des décideurs économiques et politiques.

Mais que faut-il relocaliser ? La réponse spontanée est souvent l’industrie. Mais c’est oublier que la digitalisation a rebattu les cartes. La réflexion doit désormais reposer sur la localisation de la valeur. Et là on est face à un changement profond car la valeur est de plus en plus immatérielle et servicielle. Autant dire qu’il est urgent de changer nos prismes et approches.

Il est alors plus pertinent de (re)localiser des activités à forte valeur ajoutée, tous secteurs confondus. Et ce n’est pas antinomique avec des objectifs de compétitivité, de résilience et de soutenabilité. Loin s’en faut !

Une fois cela bien compris, il reste à accompagner les entreprises, plus particulièrement les TPE-PME, dans cette longue marche car les mutations de la valeur sont complexes et méconnues.

 

Pour en savoir plus

Economie Développement de l'entreprise Economie Industrie

(Re)localiser la valeur

Soumis par sfournier le ven 06/08/2021 - 06:57
(Re)localiser la valeur

La longue marche des TPE-PME vers des activités à plus forte valeur ajoutée

Parce que la digitalisation transforme toutes les structures productives et invalide nombre de raisonnements économiques et modèles d’entreprises, la CCI Paris Ile-de-France suggère de s’intéresser à la (re)localisation de la valeur. 

Cette étude est téléchargeable au format pdf en bas de page

Raisonner par la valeur

À l’heure de la relance, les objectifs d’innovation et de compétitivité ne seront atteints qu’en ciblant des activités à forte valeur ajoutée dans un jeu gagnant pour l’entreprise, son client et l’écosystème national ou local. Cet impératif de localisation de la valeur ne doit, cependant, pas être compris au sens de « localisme » ou de repli sur soi. De même, cette notion d’activités à valeur ajoutée est indépendante de la notion de gamme.

Qu’est-ce qu’une activité à forte valeur ajoutée ? Quelques exemples ?

 

picto industrie    Dans l'industrie

reconfigurer, grâce aux logiciels, des produits finis en fonction des besoins-clients à partir de produits semi-finis standard

 

picto construction    Dans la construction / BTP

choisir des matériaux et concevoir des infrastructures qui produisent de l'énergie et augmentent ainsi les services au client

 

picto commerce    Dans le commerce / distribution 

prêter des vélos au lieu de les vendre ; une enseigne ne fera pas plus de chiffre d'affaires qu'en les vendant mais pourra augmenter sa marge en minorant largement ses coûts

 

 picto services    Dans les services 

dans la formation, développer des outils capables d'évaluer les niveaux de compétences des personnes qui veulent se former et, en fonction de ce que la machine aura détecté, définir les programmes de formation les plus adaptés ; dans la sécurité informatique, proposer un paquet de sécurité informatique assorti de services locaux pour garantir, par exemple, l'identité juridique

 

On conjugue souvent le verbe (re)localiser au présent et au futur de l’industrie

Les activités porteuses de valeur ne se recoupent pas toujours avec des activités manufacturières stricto sensu ; la grammaire de la valeur n’est plus la même qu’à l’ère pré-numérique ; il apparaît avec le déplacement de la valeur vers l’amont et l’aval du segment manufacturier que « la géographie de la production n’est pas forcément celle de la valeur ».

Par ailleurs, la valeur prend des formes de plus en plus immatérielles car le champ de la relation-client passe de l’avoir à l’être. C’est dire l’importance de faire du client, l’obsession, le point de départ de son offre et de son modèle économique.

Cette tendance devrait s’accélérer avec le basculement dans une économie associant, à la fois, produits, usages et expérience : le produit devient le point de départ de l’offre et la valeur se niche alors en d’autres endroits, notamment dans les services. Ce déport de la valeur du produit vers le service s’observe dans de nombreux secteurs si bien que l’on parle d’économie servicielle.

On oppose aussi souvent création de valeur à soutenabilité ou durabilité 

Plus une entreprise va à la rencontre de son client sur ses usages, plus elle lui apporte une offre personnalisée qui se révèle davantage vertueuse que la production de masse. L'adoption de nouveaux procédés productifs et d’outils d’analyse des données-client peut permettre de se rapprocher du client en l'intégrant dès le début de la chaîne de valeur et en ne produisant pas plus qu'il ne faut (frugalité).

De même, plus une entreprise va à la rencontre de son client sur ses usages, plus son offre coïncide avec les attentes mais aussi les valeurs de ce client sur des sujets comme la RSE, l’éthique, etc.

Enfin, une large part des (re)localisations d’activités créatrices de valeur est celle qui intègre un fort contenu en innovation (relocalisations compétitives) sur la recyclabilité/durabilité ou l’efficience énergétique. Aujourd’hui, la valeur créée auprès du client est très liée au respect de la dimension environnementale.

Enfin, le lien entre création de valeur et souveraineté n’est pas toujours établi

En réalité, c’est en entrant dans des activités à forte valeur ajoutée que l’on peut transformer les rapports de force. On le voit dans l’agro-alimentaire où l’insuffisante inadéquation entre offre et demande, renforcée par le changement des modes de consommation, encourage les importations. A contrario, les concurrents étrangers « cumulent les atouts : plus compétitifs et/ou plus en adéquation avec la demande des consommateurs. Ceux-là mêmes qui, in fine, détiennent le véritable pouvoir ».

Le fait de regagner en compétitivité par des activités à forte valeur ajoutée permet de maîtriser davantage les différents maillons de sa chaîne de valeur et de réduire les vulnérabilités.

Avantages d’une approche par la valeur

  • Différenciation par rapport à une concurrence chinoise par les coûts qui reste encore prégnante dans les relations avec le client final (e-commerce par exemple) comme dans les relations inter-entreprises
  • Positionnement sur les segments qui feront la compétitivité de demain et, par conséquent, reconfiguration des chaînes de valeur à son avantage
  • Adoption de technologies et de modèles économiques qui enrichissent la proposition de valeur au client (en B2C comme en B2B) et qui réconcilient les attentes du client et du citoyen (RSE, économie circulaire, éthique...)

Les problématiques des TPE-PME en termes de création de valeur 

Inciter les entreprises, et plus particulièrement les TPE-PME, à enrichir les maillons de leur chaîne de valeur par des activités à plus forte ajoutée suppose de comprendre quels sont aujourd’hui les leviers pertinents pour créer de la valeur. On peut ici en recenser cinq : 

  1. l’organisation des entreprises en écosystèmes,
  2. la place majeure à l’offre de services,
  3. la personnalisation de l’offre au client,
  4. la construction d’un business model sur d’autres marqueurs (que le prix),
  5. la transformation du capital humain.
Entreprises industrielles
 

Source : Fontagné, Lionel (2021), « Comment réindustrialiser la France ? » in : La France est-elle toujours dans la course technologique ?, Les Cahiers du Cercle, Cercle des Économistes, 8 avril

Or, sur ces leviers, les TPE-PME rencontrent plusieurs difficultés :

  • elles pâtissent de difficultés humaines ou organisationnelles pour mener la transformation digitale, productive et de modèles d’affaires,
  • elles ne se connaissent pas trop entre elles ; comme beaucoup d’entreprises, elles ne vont pas forcément vers des coopérations gagnantes pour tous les acteurs de la chaîne,
  • elles ont largement rattrapé leur retard en termes de digitalisation avec la crise mais connaissent des différences entre secteurs, tailles et profils d’entreprises,
  • elles restent attachées à la culture de la marge d’entrée dans les systèmes de gestion et dans les indicateurs-clés de performance (KPI) au détriment d’autres approches,
  • elles subissent des difficultés de recrutement croissantes avec la pandémie,
  • et elles peinent à trouver des solutions performantes en matière de transport de proximité.

Propositions de la CCI Paris Ile-de-France pour (re)localiser la valeur

Pour encourager les entreprises et plus particulièrement les TPE-PME à enrichir leurs activités et à territorialiser cette valeur ajoutée au plus près du client, la CCI Paris Ile-de-France formule donc un ensemble de recommandations autour de cinq axes (voir le détail dans le pdf en bas de page) :

Citation Goetzmann
 
Citation jm tasse
 
  • Encourager le développement d’autres marqueurs que le prix (dans les politiques d’achat comme dans l’opinion publique)
  • Apporter des solutions aux difficultés systémiques telles que l’accès facilité au capital humain et la question du transport/ logistique

Actions concrètes auprès des entreprises franciliennes

Sachant que certaines évolutions relèvent de l’action des organismes d’accompagnement, la CCI Paris Ile-de-France se propose, en outre, d’initier ou de développer des projets auprès des entreprises franciliennes.

  • Démultiplier les Master Class pour les dirigeants de TPE-PME franciliennes
  • Organiser un réseau des réseaux de la CCIR pour tirer le potentiel des collectifs existants ; c’est l’objet des Reliance Days organisés par la CCIR en octobre 2021
  • Déployer une offre régionale d’innovation ouverte à l’échelle de la CCIR ; ESIEE IT Project Lab peut être une source d’inspiration 

 

Rapporteurs : Philippe GOETZMANN et Jean-Michel TASSE
Experte : Corinne VADCAR

 

Sur le même sujet : 

Pour en savoir plus :

 

septembre 2021

 

 

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La compétitivité des entreprises et des territoires passe par le développement d’activités à forte valeur ajoutée
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Exposition du Fabriqué en France à l’Elysée : 9 entreprises franciliennes à l’honneur

Objets du quotidien, spécialités locales, outils industriels ou innovations emblématiques, 126 produits conçus et fabriqués en France seront exposés à l'Elysée les 3 et 4 juillet 2021, pour mettre en valeur notre patrimoine économique et notre industrie et encourager l'innovation et l'investissement.

Pour cette deuxième édition du « Fabriqué en France », 2 325 entreprises ont fait acte de candidature, 126 ont été sélectionnées proposant des produits allant du design à la robotique en passant par l'agroalimentaire, l'électronique ou le textile.

Parmi elles, neuf fleurons de l’économie francilienne présenteront leur savoir-faire dans des secteurs de pointe tels que la haute technologie, l’économie circulaire, la valorisation des déchets, les métiers d’art, la robotique, la data, le commerce durable…

Félicitations à ces entreprises lauréates dont certaines ont été accompagnées par la CCI Paris Ile-de-France à différentes étapes de leur développement, qu’il s’agisse d’aide à l’export, de gestion des ressources humaines ou en encore de mise en réseaux.

  • Coup de cœur du Jury : Les Fleurs d’ici (Paris) proposent des bouquets de fleurs locales, de saison et cueillies à maturité.
     
  • L’Atelier Mériguet Carrère (Paris) réalise et restaure les décors de lieux d’exception, qu’il s’agisse de demeures privées ou de monuments historiques.
     
  • Silec (Seine-et-Marne) fabrique des câbles d’énergie et des câbles de communications et de données, y compris à fibres optiques.
     
  • Buffet Crampon (Yvelines) est spécialisé dans la fabrication d'instruments à vent et leader mondial dans la production de clarinettes en système Boehm.
     
  • ​​​​​​X-FAB France (Essonne) est le premier groupe de fonderie au monde pour les applications de semi-conducteurs analogiques et à signaux mixtes.
     
  • Qarnot computing (Hauts-de-Seine) est spécialisé dans les calculs informatiques haute-performance et utilise la chaleur dégagée par les serveurs pour chauffer écologiquement des bâtiments.
     
  • Minimum (Seine-Saint-Denis) propose un matériau sain, résistant et facile d’entretien, Le Pavé®, fabriqué à partir de déchets récupérés localement.
     
  • Fluigent (Val-de-Marne) développe, fabrique et prend en charge les systèmes microfluidiques les plus avancés.
     
  • Etna France (Val-d’Oise) propose des ascenseurs de maison sur mesure.

Venez découvrir la richesse du patrimoine économique français ! L'exposition est gratuite, après inscription sur le site elysee.fr, sur lequel vous sélectionnerez un créneau horaire entre 9h et 18h30. Le nombre de places est limité en raison des contraintes sanitaires.

126 produits conçus et fabriqués en France seront exposés à l'Elysée les 3 et 4 juillet 2021, pour mettre en valeur notre patrimoine économique et notre industrie et encourager l'innovation et l'investissement.
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