Dites-le avec des fleurs… et des vidéos !

Transformation numérique : une fleuriste témoigne

Si la crise du Covid-19 et le confinement ont profondément affecté l’activité des entreprises, cette longue période de mise à l’arrêt a aussi été l’occasion pour certains commerçants de tester de nouvelles formes de distribution ou de se lancer sur les réseaux sociaux à l’image de Birgit Willemart, fleuriste aux Mureaux dans les Yvelines.

« J’ai repris ce commerce en 2003. L’activité était en déperdition totale, mais au fil du temps j’avais réussi à remonter cette affaire. Depuis plusieurs années, mon activité était stable. La crise du coronavirus a été un grand chamboulement pour moi », souligne Birgit Willemart, gérante d’« A Fleurs de peau ».

Un grand chamboulement mais aussi une opportunité pour mettre en pratique des compétences acquises quelques mois auparavant auprès de la Chambre de commerce pour mieux utiliser les réseaux sociaux !

« A l'initiative du manager de ville des Mureaux, un conseiller Numérique Commerce de la CCI Versailles-Yvelines est allé à la rencontre des commerçants de la commune pour nous sensibiliser à la nécessité d’utiliser les outils numériques pour développer notre activité et évaluer nos besoins dans ce domaine. Pendant deux jours, plusieurs d’entre nous ont ensuite participé à une formation sur les réseaux sociaux. On nous a conseillé sur l’utilisation de l’outil Google My Business puis guidé pour ouvrir un compte sur Instagram et Facebook.

Nous sommes tous conscients de la nécessité de se mettre à la page sur ce plan mais lorsque l’on veut le faire, il nous manque toujours du temps, des moyens et aussi un savoir-faire. J’ai un métier où l’on commence à 5 heures du matin et où l’on finit parfois à 20h30 ou 21h  avec les livraisons... Ce qui laisse peu de temps pour s’informer sur les outils numériques. Cet accompagnement m’a donc véritablement permis d’avancer dans cette démarche ».

Etre présent sur les réseaux sociaux pour ne pas être oublié

Contre toute attente, la période de confinement n’a pas compromis les sages résolutions de notre fleuriste sur le numérique, bien au contraire !

« Cette situation de crise a été comme un déclic pour moi. Pendant le confinement, je n’étais plus accaparée par le rythme de la gestion quotidienne de mon entreprise et j’avais du coup un peu plus de temps pour réfléchir à des solutions alternatives pour promouvoir mon activité à distance ».

Conseillée par la CCI, Birgit Willemart se « jette à l’eau » avec une première vidéo postée sur les réseaux sociaux. Et cette « bouteille à la mer » fait mouche !
 
« Dès le lendemain, une soixantaine d’amis sont venus s’ajouter à mon listing client et le soir même 1 200 personnes avaient vu ma vidéo. C’était une vidéo toute simple, sans préparation, mais c’est précisément ce côté naturel, authentique et positif que les gens ont apprécié dans le contexte du confinement. Dans la pratique, j’ai ainsi pu mesurer tout l’impact que pouvait avoir internet sur mon activité. Si l’on ne veut pas être oubliée, il faut vraiment être présent sur les réseaux sociaux. Depuis je poste en moyenne une vidéo par semaine ». 

Cette période de confinement a aussi permis à la gérante de « A Fleurs de peau » de réfléchir à une amélioration du fonctionnement de son point de vente : « Je suis en pleine réflexion pour savoir comment changer les choses. J’ai beaucoup apprécié, durant cette période, les prises de commande au fur et à mesure et les livraisons à domicile. J’étais dans mon jardin et ensuite je partais livrer. Je n’étais plus enfermée dans ma boutique. Cela m’a donné envie de réorganiser mon activité et de changer de mode de vie ». 

Depuis le 11 mai, Birgit Willemart a rouvert sa boutique « C’était vraiment quitte ou double. On ne savait vraiment pas où on allait, comment les clients allaient réagir. Au final, nous avons bien travaillé dès les 15 premiers jours et la fête des mères nous a donné un regain d’activité. Tout le monde avait envie de se faire plaisir, de revenir aux sources, aux valeurs familiales. Cela fait un bien fou pour le moral et aussi pour le fonctionnement de l’entreprise. Les choses commencent à revenir à peu près à la normale ».

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Le 29/06/2020