Tableaux de bord économiques de l'Ile-de-France 2026
2e trimestre 2026
Un contexte de plus en plus pénalisant
pour l'économie francilienne
Au deuxième trimestre 2026, l’économie francilienne est restée pénalisée par le contexte mondial ; de plus, elle a dû faire face à plusieurs vagues de chaleur. Dans ce contexte, les tendances ont été globalement défavorables. Le nombre de défaillances d’entreprises a continué à croître : de juillet 2025 à juin 2026, il a ainsi dépassé les 16 500 unités, la construction, le commerce et l’hébergement- restauration contribuant pour près de la moitié à ce volume ; sur le marché du travail, même si l’inflexion de l’emploi salarié privé francilien est limitée, le taux de chômage régional a de nouveau augmenté au printemps dernier et est désormais supérieur au taux observé en France métropolitaine. Au plan sectoriel, l’immobilier et la construction sont toujours à la peine, l’offre immédiatement disponible de bureaux dépassant notamment les 6,5 millions de mètres carrés dans la région ; seuls l’hôtellerie et les salons franciliens ont continué à afficher des résultats favorables.
Conjoncture française
L’économie française a échappé de peu à la « récession technique » début 2026 ; en effet, alors qu’il s’était replié de 0,2 % au premier trimestre 2026, le PIB hexagonal est resté stable au trimestre suivant. Au cours de la période, les composantes du PIB ont toutefois évolué de façon contrastée : le commerce extérieur et, dans une moindre mesure, la consommation ont soutenu l’activité tandis que l’investissement et, surtout, les variations de stocks l’ont freinée. Conséquence de ce début d’année très poussif, après les six premiers mois de l’année, l’acquis de croissance pour 2026 ne s’est élevé qu’à + 0,3 %. Parallèlement, l’emploi salarié privé a continué à peiner : les effectifs sont restés stables sur un trimestre et ont diminué de 0,2 % sur un an. Dans ce contexte, le taux de chômage a augmenté de 0,2 point sur un trimestre et de 1,2 point depuis le point bas de début 2023, pour atteindre 8,1 % en France métropolitaine et 8,3 % en tenant compte des départements d’outre-mer.
Tendances à court terme
Cet été, l’économie francilienne a été confrontée aux fortes chaleurs, au niveau élevé des coûts de l’énergie, des carburants et des matières premières ainsi qu’aux incertitudes liées au conflit au Moyen-Orient. Dans ce contexte, l’activité économique régionale a évolué de manière contrastée selon les secteurs. Ainsi, dans les services marchands, la demande a été portée par les projets de transformation, la cybersécurité, l’intelligence artificielle et la facturation électronique. Dans le bâtiment, le gros oeuvre a bénéficié du lancement de chantiers jusque-là reportés tandis que le second oeuvre a été soutenu par les travaux de rénovation et de climatisation. A l’inverse, la production industrielle a ralenti malgré le dynamisme de l’aéronautique, de la défense et du nucléaire. Dans les prochaines semaines, les débats autour du projet de loi de finances pour 2027 devraient accentuer l’attentisme, ce qui pourrait pénaliser encore plus l’activité économique.
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au 2e trimestre 2026
1er trimestre 2026
L'activité francilienne de plus en plus contrainte par le flou économique et géopolitique
Au premier trimestre 2026, l’économie francilienne a évolué dans un contexte où ont cohabité incertitude, flou et attentisme. Plusieurs conséquences ont pu être observées. Le nombre de défaillances d’entreprises a continué à croître : d’avril 2025 à mars 2026, il a ainsi atteint près de 16 500 unités, la construction et le commerce contribuant significativement à ce volume ; sur le marché du travail, même si l’inflexion de l’emploi salarié privé francilien est très limitée, le taux de chômage régional n’en a pas moins une nouvelle fois augmenté début 2026 pour atteindre 7,9 % et est désormais supérieur de 1,2 point à son dernier point bas de début 2023. Au plan sectoriel, l’immobilier et la construction sont toujours à la peine, l’immobilier de bureaux francilien faisant désormais face à un taux de vacance de 11,4 % ; seuls les secteurs liés au tourisme ont continué à afficher des résultats favorables, le trafic passagers de Paris Aéroport cumulé sur les douze derniers mois ayant notamment atteint 107,6 millions, soit un niveau très proche du record de 108,0 millions enregistré en 2019.
Conjoncture française
Alors que sa croissance avait été cantonnée à + 0,2 % au quatrième trimestre 2025, le PIB hexagonal a encore plus nettement marqué le pas en se repliant de 0,1 % au premier trimestre 2026. Ainsi, après les trois premiers mois de l’année, l’acquis de croissance pour 2026 ne s’est élevé qu’à + 0,4 %, soit un niveau tout juste équivalent à celui observé à la même période de 2025. Début 2026, seules les variations de stocks ont contribué favorablement à l’évolution du PIB tandis que le commerce extérieur l’a, a contrario, nettement tirée vers le bas. Parallèlement, l’emploi salarié privé a continué à peiner : les effectifs se sont ainsi repliés de 0,1 % sur un trimestre et de 0,3 % sur un an. Dans ce contexte, le taux de chômage a augmenté de 1,0 point depuis le point bas du premier trimestre 2023, pour atteindre 7,9 % en France métropolitaine et 8,1 % en tenant compte des départements d’outre-mer.
Tendances à court terme
Malgré un mois de mai ralenti par de nombreux jours fériés, l’activité économique francilienne a plutôt bien résisté au printemps dernier à l’incertitude provoquée par le conflit au Moyen-Orient. Ainsi, malgré le fort attentisme des acteurs et la hausse du coût des intrants, les services marchands et l’industrie ont été dynamiques en avril et en juin ; en revanche, le bâtiment a été plus en difficulté en raison des vagues de fortes chaleurs de fin mai et fin juin. Plus récemment, l’évolution des prix de l’énergie est redevenue une source d’inquiétude majeure pour les entreprises et leurs clients. En effet, après être redescendu aux abords des 70 $ début juillet, le prix du baril de Brent est reparti à la hausse depuis la reprise du conflit entre les Etats-Unis et l’Iran le 7 juillet dernier et frôle désormais les 85 $ ; ce rebond devrait avoir des conséquences sur l’indice des prix à la consommation qui était pourtant retombé à + 1,8 % en juin après être passé de + 0,9 % en février à + 2,4 % en mai.
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au 1er trimestre 2026
Octobre 2026