Accords de libre-échange "nouvelle génération"

auteur  Romain SAUDRAIS
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Octobre
Le premier bilan de l'accord de libre-échange (ALE) UE-Corée du Sud est, pour l’heure, à l'avantage de l'Union, bien qu’il ait été voué aux gémonies. Si la France en profite moins que la plupart de ses partenaires européens, la tendance reste largement positive. Pour permettre à ses entreprises de rester compétitives face aux évolutions du commerce mondial, l’UE avait lancé, en 2006, l’initiative "Global Europe" 1 en vue d’engager des négociations bilatérales avec les plus grands acteurs du commerce mondial.


Objectif : la signature d’accords "nouvelle génération" dont l’ambition est de démanteler tous les obstacles au commerce. L’ALE entre l’UE et la Corée, sixième exportateur mondial, est le premier résultat de cette nouvelle politique commerciale européenne et constitue une illustration de la manière dont les échanges pourraient évoluer dans le futur, dans un cadre bilatéral.

Dès 2012 et à la faveur de cet accord, l’UE est parvenue à rééquilibrer les échanges avec la Corée pour la première fois en 15 ans. À l’inverse, le bilan d’un ALE similaire entre la Corée et les États-Unis s’avère défavorable aux Américains. À la lumière de cette comparaison, quels premiers enseignements peut-on tirer, deux ans après l’entrée en vigueur de l’ALE UE-Corée du Sud ? Surtout, dans quelle mesure peut-on s’attendre à ce que des accords de ce type viennent relayer, à l’avenir, un système multilatéral en panne face à la pression commerciale croissante des émergents ?


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