Le 15 novembre 2012

Développement international des entreprises : quel apport de la diplomatie économique ?

La CCIP se félicite de voir la diplomatie économique revenir au cœur de l'action publique pour renforcer la présence des entreprises françaises sur les marchés étrangers d'autant qu'elle est elle-même acteur de business diplomacy auprès de ces dernières. Pour autant, elle estime que, sur ce terrain, les pouvoirs publics doivent gagner en efficacité, être pragmatiques et innovants et, enfin, améliorer la lisibilité et la coordination.

Téléchargements :

La CCIP souhaite attirer l'attention sur cinq considérations préalables pour que la diplomatie économique française contribue réellement au développement international des entreprises :

  1. La diplomatie économique mérite d'être inscrite parmi les priorités de la feuille de route de l'Ambassadeur ;
  2. La cohérence d'ensemble d'un dispositif de diplomatie économique doit être assurée au niveau national et ne pas être altérée par l'intervention d'autres niveaux ;
  3. La diplomatie économique doit servir le développement international des entreprises françaises et l'accroissement des investissements étrangers en France ;
  4. Une diplomatie économique digne de ce nom ne saurait se concevoir sans un système d'information performant ;
  5. Les missions régaliennes de la diplomatie économique et la mission commerciale dite d’accompagnement des entreprises (notamment des PME) doivent relever d'acteurs distincts.

Sous réserve de ces considérations essentielles, la CCIP formule un ensemble de propositions qui visent les trois objectifs suivants :

  • gagner en efficacité : parce que les temps changent, la diplomatie économique doit se recentrer sur des axes qui la rendent efficace par rapport à celle d'autres États ;
  • être pragmatique et innovant : la diplomatie économique doit, à la fois, répondre aux besoins des entreprises de tailles variées et de secteurs toujours plus divers et s'adapter aux défis sans cesse renouvelés de la mondialisation ;
  • améliorer la lisibilité et la coordination : la diplomatie économique doit permettre de faire travailler ensemble le plus grand nombre d'acteurs car une bonne diplomatie est une diplomatie où tout le monde se parle.

Définitions

  • Diplomatie économique : « la recherche d'objectifs économiques par des moyens diplomatiques, qu'ils s'appuient ou non sur des instruments économiques pour y parvenir » (G. Carron de la Carrière).
  • Business diplomacy (ou diplomatie d'entreprises) : développement par les entreprises de leurs propres initiatives de diplomatie économique à travers plusieurs canaux.
  • Missions régaliennes : représentation, négociation (bilatérale, régionale ou multilatérale), élaboration de l'information économique, influence normative, etc.
  • Missions commerciales : accompagnement des entreprises sur les marchés étrangers.

Documents de travail

  • Discours de politique générale du Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, 3 juillet, Assemblée nationale
  • La diplomatie économique, une priorité pour la France, Tribune du Ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, Les Echos, 23 août 2012
  • La mondialisation solidaire au service de la croissance, Tribune de Pierre Moscovici et Nicole Bricq, Le Monde, 29 août 2012
  • Programme Quai d'Orsay/Entreprises

La presse en parle

La diplomatie économique sous un jour nouveau, Le Cercle Les Echos, 14 janvier 2013
La diplomatie économique au secours du made in France, La Tribune, 3 décembre 2012
La diplomatie économique au crible de la CCIP, La Lettre A, 23 novembre 2012