Comment calculer la valeur de son entreprise

La vente est annoncée et vous êtes en quête d’un repreneur. Vous avez examiné les points forts et les points faibles de votre entreprise. Il vous faut maintenant fixer le prix de cession. Mais comment déterminer le juste prix ?

Réaliser le diagnostic de l’entreprise

Réaliser le diagnostic de l’entreprise

john lee/Fotolia

Avant d’aborder le prix de votre entreprise, vous devez être en capacité de présenter aux potentiels repreneurs une vision claire, précise et exhaustive de votre structure. Entourez-vous d’experts pour produire le dossier de cession qui comportera, outre un historique de votre société, les documents suivants:

  • Juridiques (statut, actionnariat, baux commerciaux, contrats, brevets…)
  • Financiers (chiffre d’affaire, rentabilité, trésorerie, emprunts, actifs immobiliers, passif…)
  • Commerciaux

Procéder à un audit

L’expert-comptable est le mieux placé pour le réaliser ; il s’appuiera sur différentes méthodes. On en compte 4 principales :

  • L’approche patrimoniale : l’entreprise vaut ce qu’elle possède moins les dettes éventuelles soit l’actif net.
  • L’approche comparative : l’entreprise vaut ce que valent les autres entreprises comparables, à partir de ratios sectoriels.
  • L’approche de rendement : l’entreprise vaut ce qu’elle rapporte (en flux de trésorerie).
  • L’approche d’endettement : l’entreprise vaut ce qu’elle peut rembourser.

Cependant, on en combine souvent plusieurs comme la méthode du Goodwill qui associe l’évaluation patrimoniale à celle de rendement.

Enfin si vous cédez  un fonds de commerce l’utilisation de barèmes est  généralement retenue. Ceux-ci tiennent compte du type d’activité et du volume de chiffre d’affaires, entre autres.

Déterminer le prix

Comme pour un appartement, on a toujours tendance à valoriser son bien en fonction de paramètres personnels : l’attachement que l’on y porte, ses projets futurs… Attention à ne pas le surévaluer. Ne perdez pas de vue que l’acquéreur attend  une évaluation objective d’autant qu’il va devoir, le plus souvent, défendre son projet de reprise devant des financeurs.

Attention également à la fiscalité qui peut  impacter fortement le coût, pour vous comme pour le repreneur, notamment en fonction du mode de transmission. Pensez aux impôts sur les plus-values, sur la fortune immobilière… et aux éventuelles exonérations.

Enfin, il faut savoir que le prix ne sera qu’une base de départ de la négociation. 

Nos services d’aide à la cession :