L’apprentissage : un dispositif plébiscité par les chefs d’entreprise

auteur  Julien TUILLIER
Tristan GILLOUARD, directeur de l’apprentissage de la CCI Paris Ile-de-France
199
janvier 2018
En France, l’apprentissage concerne aujourd’hui plus de 410 000 jeunes (moins de 2,5 % des effectifs salariés, contre 4,2 % en Allemagne par exemple) sur les 4,8 millions de jeunes formés en lycées et enseignement supérieur. 995 centres de formation d’apprentis, répartis sur l’ensemble du territoire, proposent 2 732 formations différentes, grâce auxquelles les apprentis accèdent ainsi à une qualification professionnelle reconnue sanctionnée par un diplôme ou un titre (certifications inscrites au Répertoire national des certifications professionnelles – RNCP).

La CCI Paris Ile-de-France a mené, fin 2017, une enquête auprès de 513 chefs d’entreprise franciliens afin de connaitre leurs pratiques en termes d’apprentissage. Il apparait que l’apprentissage en tant que voie de formation est largement plébiscité puisque 88% des chefs d’entreprise franciliens pensent former des jeunes par cette voie durant les trois prochaines années.

Se former à tous les niveaux
L’apprentissage s’est fortement développé dans les niveaux supérieurs au cours des dernières années, sous l'influence de plusieurs facteurs.

Pourtant, une image qui reste à valoriser
L’apprentissage demeure malgré tout victime de préjugés tenaces : décrochage ou échec scolaire semblent autant de termes associés à cette voie de formation.

Pour les entreprises : former leurs futurs salariés
Malgré les différentes réformes engagées ces dernières années, l’apprentissage ne s’est pas développé comme escompté.

Le financement de l’apprentissage
La dernière réforme de 2014 a modifié notamment la répartition de la taxe d’apprentissage.

Les entreprises et l’apprentissage, principales caractéristiques
La moitié des apprentis employés par les chefs d’entreprise franciliens a entre 19 et 20 ans.

La formation d’apprentis, souvent fonction de la taille de l’entreprise
L’apprentissage en tant que voie de formation est plébiscité par les chefs d’entreprise franciliens.

Les principales motivations au recrutement d’apprentis
Former leurs futurs salariés reste la principale motivation des entreprises recrutant des apprentis.

Les freins à l’apprentissage
Le rythme de l’alternance reste le premier frein évoqué par les entreprises franciliennes.

Le lien école et entreprise plébiscité par le versement de la taxe d’apprentissage
Les chefs d’entreprise franciliens mettent principalement en avant le lien fort entre l’école et l’entreprise dans le cadre du versement de la taxe d’apprentissage.

Un fort attachement à la libre affectation de la taxe d’apprentissage
Trois quarts des chefs d’entreprises franciliens ne sont pas favorables à
l’éventualité d’une suppression de cette libre affectation.