Les industries culturelles en Ile-de-France - Le poids économique du secteur

Cabinet ADEVE
15
Mai 2005
Contrairement à ce qu’il en est du politique (ou du lien social), il n’est pas évident de faire le lien entre culture et économie. Pourtant, pour être diffusée, partagée et même reproduite (en particulier, pour être commercialisée), la culture –qui est, en soi, une activité de service parce que par nature immatérielle, sinon insaisissable- doit avoir un support. Or, ce support est le plus souvent un produit fabriqué, autrement dit un produit industriel.

Secteur toujours majeur et structurant de l’économie francilienne, l’industrie qui fabrique ce support est désormais confrontée à plusieurs défis importants, dont le développement de la « piraterie » (via le Peer to peer) et de la contrefaçon. La question du devenir des industries culturelles implantées dans la région est ainsi l’objet premier de cette étude, qui part du fait qu’elles constituent un pan important de notre économie régionale et un axe essentiel de son développement, en même temps que de sa visibilité internationale face à la concurrence d’autres grandes régions – métropoles comme Londres, par exemple.
Au delà même, considérant plus particulièrement le développement de l’offre Internet à haut débit, on doit s’interroger sur les nouveaux modes de consommation de la culture, qui semblent devoir / pouvoir se passer des supports « traditionnels » (livre, CD, DVD…) pour leur préférer d’autres modes (fichiers MP3, Divx, E-book…), sans doute plus propices à l’échange d’une culture mieux partagée parce que redevenue en
quelque sorte immatérielle. D’aucun ne manqueront alors pas de dire que l’objet culturel est « désacralisé »

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