L'éclaircie pour l'économie francilienne est là mais elle est encore insuffisante

3e trimestre 2013
Janvier 2014
Une publication
du CROCIS
8 pages
Les quelques signes d’amélioration de l’économie francilienne apparus au cours du deuxième trimestre 2013 n’ont pas été remis en cause à l’été dernier mais ils ne se sont pas non plus renforcés.

En effet, après cinq ans de crise, l’ensemble des secteurs de l’économie francilienne peine à se relever et le retour d’une croissance forte n’est toujours pas à l’ordre du jour. Différentes tendances se sont ainsi opposées au troisième trimestre 2013 : d’une part, la hausse du nombre de demandeurs d’emploi franciliens a ralenti à défaut de s’interrompre, l’emploi salarié francilien se maintient alors qu’il est retombé à son point bas de 2009 au niveau national, l’activité touristique reste vaillante, etc.

A l’inverse, le nombre de défaillances d’entreprises contenu à un faible niveau précédemment est reparti à la hausse, les échanges commerciaux de la région tournent au ralenti, etc. Les principales difficultés semblent donc passées mais leurs conséquences s’effaceront péniblement.

Conjoncture française

Après être sortie de «récession technique» au deuxième trimestre 2013 en enregistrant une hausse 0,5 % de son PIB (la plus élevée depuis l’augmentation de 1,1 % du premier trimestre 2011), l’économie française a de nouveau subi un coup d’arrêt au troisième trimestre 2013 (- 0,1 %). En effet, à la décélération de la consommation des ménages, se sont ajoutés les replis de l’investissement et du commerce extérieur.

Par conséquent, à fin septembre, l’acquis de croissance pour l’ensemble de 2013 était peu élevé (+ 0,1 %). Le niveau de l’activité reste donc très insuffisant pour redynamiser le marché du travail : le taux de chômage a ainsi continué à augmenter à l’été 2013 et a atteint 10,5 % en France métropolitaine et l’inversion de la courbe tant attendue est remise à 2014.

Tendances à court terme

Les toutes dernières informations disponibles concernant la conjoncture régionale montrent que l’activité francilienne semble repartie à la hausse ces derniers mois aussi bien dans l’industrie que dans les services. Néanmoins, ce redémarrage reste encore fragile et peu soutenu. Quoiqu’il en soit, pour l’heure, il ne se fait pas beaucoup plus rapidement en Ile-de-France que dans les autres régions françaises comme cela était le cas lors des précédentes sorties de crise en France.

Par ailleurs, il paraît extrêmement tributaire de la consolidation de l’activité en zone euro car, d’une part, les débouchés hors Europe des entreprises les plus tournées vers l’international sont toujours pénalisés par le cours élevé de l’euro face au dollar (celui-ci est cantonné au-delà des 1,35 $ depuis septembre dernier) et, d’autre part, la consommation interne reste contrainte par le chômage (le nombre des demandeurs d’emploi en catégorie A en Ile-deFrance ayant encore crû de 0,7 % en décembre).