Les mailles de la récession européenne se sont refermées sur l'économie francilienne

Printemps 2013
Mai 2013
Une publication
du CROCIS
19 pages
Après une augmentation de 2,8 en 2012, l’activité mondiale devrait tout juste atteindre ce seuil en 2013. La décélération qui s’est accentuée trimestre après trimestre en Europe pour aller jusqu’à la récession est la principale cause à ce manque de vigueur. La reprise qui se renforce de façon progressive aux Etats-Unis constitue une source d’espoir importante mais elle restera insuffisante à court terme pour relancer significativement l’économie mondiale et infléchir un chômage atteignant des niveaux historiquement élevés en Europe et difficilement passé sous les 8,0 % outre-Atlantique.

La croissance de l'économie mondiale toujours au ralenti

Si l’économie mondiale a progressivement retrouvé un peu de calme l’an passé et si la croissance semble avoir franchi un point bas fin 2012, il n’est pas pour autant question d’un véritable regain de dynamisme. En effet, même si l’amélioration du climat des affaires à l’échelle mondiale coïncide avec un raffermissement de l’activité américaine, les Etats-Unis, la zone euro et les pays émergents connaissent des freins spécifiques à leur expansion. Par conséquent, non seulement la croissance du PIB mondial a décéléré en 2012 en atteignant + 2,8 %, après + 3,7 % en 2011 et + 5,0 % en 2010, mais elle ne devrait pas être en mesure d’accélérer significativement en 2013.

Les tendances les plus favorables sont observées du côté des Etats-Unis dont le PIB se montre de plus en plus robuste. Ainsi, les Etats-Unis ont enregistré en 2012 une croissance annuelle en légère accélération par rapport à 2011 (+ 2,2 %, contre + 1,8 % un an plus tôt) et les premières estimations pour le premier trimestre 2013 suggère que cette vigueur de l’activité américaine – même relative comparativement aux niveaux d’avant 2008 – perdure (+ 0,6 %, contre – 0,2 % en zone euro). Néanmoins, ce niveau d’activité a permis de continuer à éloigner le taux de chômage américain des 10,0 % qui avaient été atteints en octobre 2009. Ainsi, il est passé sous les 8,0 % et atteignait 7,5 % en avril dernier.