Maintien de l'activité de l'économie francilienne

1er trimestre 2007
Aurélie DEUDON
Juin 2007
Une publication
du CROCIS
L'année 2007 démarre sur un 1er trimestre satisfaisant, en cohérence avec les bons résultats observés sur la région au 2nd semestre 2006.

L'activité se maintient à un bon niveau dans la majorité des secteurs d’activités observés, conduisant ainsi à une nouvelle baisse du chômage (il s'établit à 7,8 % en Ile-de-France en mars 2007). Toutefois, à l'instar de la France, l'économie francilienne devra résister au ralentissement attendu de l'économie mondiale en 2007, qui ne manquera pas de peser sur le commerce extérieur de la région. Dans ce contexte, les indicateurs des trimestres prochains, et notamment l'évolution des carnets de commande étrangers, seront déterminants.

Conjoncture européenne

Après une année 2006 particulièrement prometteuse (croissance du PIB de 2,8 %), la zone euro doit faire face à un léger essoufflement au 1er trimestre 2007, qui devrait toutefois rester passager. L’anticipation en Allemagne de la hausse de la TVA a, en effet, boosté la consommation fin 2006, affectant par contrecoup la croissance du 1er trimestre. Sur l'ensemble de l'année 2007, la croissance du PIB de la zone euro se stabiliserait autour de son potentiel de 2 %.

Les exportations, moteur de croissance en 2006, devraient fléchir courant 2007 suite à un ralentissement de l'économie mondiale. Parallèlement, la consommation des ménages européens se maintient grâce à une amélioration progressive de la situation sur le marché du travail : le net recul du chômage observé en 2006 se poursuit au 1er trimestre 2007 (il atteint 7,4 %), bien qu'à un rythme plus modéré.

Conjoncture française

Après un rebond en fin d'année avec une croissance du PIB de + 0,5 % au 4ème trimestre, la croissance française reste au même niveau début 2007 (+ 0,5 %). Comme pour la zone euro, c'est principalement la demande intérieure qui soutient la croissance française, même si le commerce extérieur a également -pour la première fois depuis début 2006- une contribution positive.

L'investissement des entreprises reste soutenu alors que la hausse du pouvoir d'achat continue d'alimenter la vigueur de la consommation des ménages. Le marché du travail reflète cette situation puisque le taux de chômage diminue encore au 1er trimestre pour atteindre 8,3 % en mars 2007.

La croissance française est toutefois inférieure aux résultats observés dans le reste de la zone euro, cette faiblesse étant principalement le fait d'un effritement croissant de la compétitivité française : les exportations nationales pèsent de moins en moins de poids dans les exportations de la zone euro.