Malgré les difficultés persistantes, l'économie francilienne plie mais résiste

Automne 2013
Décembre 2013
Une publication
du CROCIS
19 pages
Après une augmentation limitée à 3,0 % en 2012, l’activité mondiale devrait même être inférieure à ce niveau en 2013. Néanmoins, les économies avancées sont mieux orientées depuis le printemps dernier. Ainsi, après un début d’année décevant, l’activité américaine s’est notamment renforcée progressivement ces derniers mois et devrait constituer un point d’ancrage pour relancer l’économie mondiale en 2014. Toutefois, ce rebond sera modeste et peinera à infléchir significativement un taux de chômage toujours extrêmement élevé en Europe et bien supérieur à ses niveaux d’avant 2008-2009 outre-Atlantique.

Les États-Unis comme point d'ancrage d'un rebond de la croissance mondiale... en 2014 ?

Cinq ans après la faillite de Lehman Brothers et la récession qui a suivi, l’économie mondiale peine toujours à afficher un véritable regain de dynamisme. Certes, la situation s’est apaisée, notamment en zone euro, depuis la crise financière chypriote du printemps dernier ; mais, alors que la croissance annuelle du PIB mondial avait déjà nettement décéléré entre 2010 et 2012 (successivement + 5,0 % en 2010, + 3,8 % en 2011, puis + 3,0 % en 2012), elle devrait être encore inférieure en 2013 pour rester cantonnée entre + 2,5 % et + 3,0 %. Malgré tout, le climat des affaires à l’échelle mondiale s’améliore et, contrairement à 2010 où les BRIC portaient la croissance mondiale, cette évolution favorable coïncide avec le raffermissement de l’activité américaine. 

En effet, si la croissance annuelle américaine devrait être inférieure en 2013 à ce qu’elle avait été en 2012 (+ 1,7 % contre + 2,8 %), cela est dû au modeste résultat du premier trimestre (seulement + 0,3 %) ; depuis, la tendance est plus favorable et le PIB se montre de plus en plus robuste outre-Atlantique. Ainsi, les deuxième et troisième trimestres sont ressortis à + 0,6 % et + 0,7 %, soit + 2,5 % et 2,8 % en rythme annualisé. Par conséquent, même si, pour l’heure, l’investissement est toujours à la traine, l’accélération américaine est bien réelle depuis le printemps et devrait perdurer en 2014. Parallèlement, le taux de chômage reste élevé (7,3 % en octobre) mais continue à s’éloigner des 10,0 % qui avaient été atteints en octobre 2009.