La reprise se fait désespérément attendre en Île-de-France

2e trimestre 2015
Septembre 2015
Une publication
du CROCIS
8 pages
Alors qu’elle n’avait pas profité du regain de vigueur de la croissance française au premier trimestre 2015, l’économie francilienne n’a pas eu de séance de rattrapage au printemps dernier. Au contraire, le nombre de défaillances d’entreprises dans la région a confirmé être reparti à la hausse.

Au plan sectoriel, la baisse des prix de l’immobilier résidentiel s’est prolongée (son ampleur a atteint 6,2 % depuis le point d’inflexion de fin 2011) et les commercialisations de bureaux sont toujours décevantes ; parallèlement, pénalisée par le repli de la fréquentation de la clientèle étrangère, l’activité hôtelière a continué à tourner au ralenti ; globalement, l’ensemble des secteurs reste fragile.

Dans un contexte aussi peu porteur, le marché du travail est toujours déprimé et le nombre de demandeurs d’emploi franciliens (catégorie A) a continué à augmenter et a dépassé les 670 000 en juin, soit 73,6 % de plus qu’avant-crise.

Conjoncture française

Après un début d’année plus dynamique (+ 0,6 %, soit l’une des meilleures performances depuis la récession de 2008-2009), le PIB hexagonal a de nouveau calé au deuxième trimestre 2015 en se stabilisant péniblement par rapport au trimestre précédent. L’évolution de la consommation des ménages (+ 0,0 %, après + 0,9 % au premier trimestre 2015) est en grande partie responsable de cette stabilité mais les investissements ont aussi pesé sur la croissance au printemps.

L’acquis de croissance pour 2015 est désormais de + 0,9 %, ce qui, malgré des troisième et quatrième trimestres qui devraient être cantonnés aux environs de + 0,3 % / + 0,4 %, permettrait d’atteindre une croissance annuelle d’au moins + 1,0 %. Ce niveau pourrait permettre un léger rétablissement du marché du travail avant la fin 2015 même si le nombre de demandeurs d’emploi a encore significativement augmenté dans l’hexagone en août (+ 20 000 en catégorie A).