Le dynamisme de la région francilienne propice au e-commerce

Véronique SASSO
119
Juillet 2009
Une publication
du CROCIS
4 pages
Dans un contexte de crise économique et tandis que la consommation est en repli dans le monde entier, le e-commerce s’impose comme un nouveau mode de consommation, enregistrant des taux de croissance à deux chiffres. Dans ce contexte, l’Île-de-France, première région économique française, se présente comme un territoire propice à l’expansion du e-commerce. Comment le e-commerce se caractérise-t-il alors en Île-de-France ? En outre, la région, bassin économique fort où naissent et s’enracinent les nouveaux modes de consommation a-t-elle su s’adapter au commerce en ligne ?

La généralisation de l’accès à Internet, le développement du haut débit, la baisse des tarifs du matériel informatique et des forfaits et la sécurisation croissante des moyens de paiement sont autant de raisons qui démocratisent Internet. En 2008, la France comptait ainsi 32 millions d’internautes contre 11 millions 8 ans plus tôt. La région francilienne est particulièrement équipée en matériel informatique. Ainsi, selon une enquête sur les conditions de vie des Français établie par le Crédoc en 2007, 73 % des foyers franciliens possédaient au moins un ordinateur (contre 64 % au niveau national) et 66 % d’entre eux étaient connectés à Internet (contre 60 % dans l’ensemble de la France).

Le e-commerce, un canal de vente dynamique

La confiance des consommateurs et la visibilité du marché permettent à Internet de s’imposer dans les habitudes de consommation, si bien qu’en 2008, 22,3 millions de français achètent désormais par ce biais (soit près des trois quarts des internautes contre 10 % en 2000). Bien que le e-commerce ne repré- sente qu’une faible part du chiffre d’affaires du commerce de détail français (5 % en 2008), il connait une évolution rapide. En effet, au début des années 2000, le chiffre d’affaires des ventes en ligne s’élevait à 960 millions d’euros

Avec 48 650 sites actifs dédiés au e-commerce, il s’est établi en 2008 à 20,6 milliards d’euros, soit plus de 70 % du chiffre d’affaires de la vente à distance. Au niveau européen, la France se positionne ainsi comme le troisième plus gros consommateur en ligne en 2008, réalisant globalement 16 % du chiffre d’affaires du e-commerce communautaire, après le Royaume-Uni et l’Allemagne (à eux trois, ces pays totalisent 70 % du chiffre d’affaires européen).

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