La région dans l’Europe « Biotech »

Fabrice RIGAUX
35
Janvier 2002
Une publication
du CROCIS
Depuis ces dernières années, l’Europe conforte sa position internationale en matière de biotechnologie. Avec l’ouverture en 1996 d’un marché financier européen pour la haute technologie, de nombreux projets ont vu le jour. Quelle est la place de l’Ile-de- France dans cette Europe « biotech » ?

UNE DYNAMIQUE CONTINENTALE RÉCENTE

L’Europe a connu, au cours de ces dernières années, un accroissement notable du nombre de ses entreprises et des volumes d’affaires en biotechnologie, tant dans les domaines de base (ingénierie génétique, microbiologie, enzymologie) que dans les applications au sein de la transformation agro-alimentaire de la biochimie, de la pharmacie, du biomédical (nouvelles molécules) et du traitement industriel (décontamination, traitement des eaux, etc..).

Après une période particulièrement difficile (1980-1995) durant laquelle peu de projets aboutissaient - faute de financements et d’infrastructures - une convergence globale apparaissait dans les actions visant à intégrer les biotechnologies.

Dans le même temps, la création en 1996 du premier marché financier pour les entreprises de haute technologie, l’Easdaq (European association of securities dealers automated quotation), l’apparition de nouveaux marchés financiers en Allemagne et en France, permettaient le véritable développement d’un secteur jusqu’ici balbutiant.

Encore modeste au début des années 1990 (300), la création d’entreprise s’est accélérée, notamment en Allemagne (Munich, Iéna, Heidelberg, Mannheim, Cologne, Berlin), au Royaume-Uni (Cambridge, Oxford, Manchester, Edimbourg, Londres), en Finlande (Turku), au Danemark (Copenhague, Malmö), au Bénélux (Charleroi, Bruxelles-Sud, Leiden) et, dans une mesure moindre, en France (Evry, Lille, Montpellier, Clermont-Ferrand, Strasbourg), en Irlande (Dublin) et en Italie (Milan).

Assez vite, syndicats professionnels, sociétés de financements, gouvernements provinciaux et nationaux, universités, étaient mobilisés afin de développer des programmes novateurs partout en Europe, notamment au sein de bio-incubateurs et « biopôles ».