Tableaux de bord économiques de l'Ile-de-France 2025

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Les tableaux de bord économique sont téléchargeables au format pdf en bas de page

 

3e trimestre 2025
Le taux de chômage francilien supérieur à celui de
la France métropolitaine pour la première fois depuis 2004

Au troisième trimestre 2025, l’économie francilienne a continué à faire preuve de résilience mais l’incertitude qui persiste au plan international et national pèsent sur elle. Ainsi, l’emploi salarié privé francilien a augmenté de moins de 8 000 unités au cours des neuf premiers mois de 2025 (soit + 0,1 %) ; parallèlement, la hausse du taux de chômage a été plus marquée en Ile-de-France qu’en France métropolitaine et, à l’été 2025, le taux régional a dépassé celui de la France métropolitaine pour la première fois depuis le printemps 2004. Par ailleurs, si sa hausse s’est assagie (+ 2,5 % sur un an au troisième trimestre 2025), le nombre de défaillances d’entreprises en Ile-de-France n’en a pas moins dépassé les 16 000 unités en cumul sur les douze derniers mois. Au plan sectoriel, l’immobilier est toujours à la peine : le prix des logements anciens franciliens s’est tout juste stabilisé et l’offre de bureaux immédiatement disponibles en Ile-de-France a dépassé les 6 000 000 m² ; seule l’évolution de la fréquentation dans l’hôtellerie francilienne, dynamique, est venue égayer ce bilan estival.

Conjoncture française

Après avoir augmenté de seulement 0,1 % au premier trimestre 2025, le PIB hexagonal a crû plus significativement au printemps (+ 0,3 %) et encore plus au cours de l’été (+ 0,5 %). Ainsi, après les neuf premiers mois de l’année, l’acquis de croissance pour 2025 s’est élevé à + 0,8 %, soit un niveau supérieur aux prévisions sur l’ensemble de l’année.

Néanmoins, l’évolution de l’emploi salarié privé a été très hésitante début 2025 et les effectifs se sont repliés de 0,1 % entre décembre 2024 et septembre 2025 et même de 0,3 % sur un an. Parallèlement, le taux de chômage a augmenté de 0,4 point depuis fin 2024 et de 0,6 point depuis le dernier point bas de début 2023, pour atteindre 7,5 % en France métropolitaine et 7,7 % en tenant compte des départements d’outre-mer.

Tendances à court terme

Fin 2025, l’activité économique francilienne est restée globalement stable, avec des performances contrastées selon les secteurs.

Ainsi, soutenu par un flux de commandes favorable, le secteur des travaux publics a poursuivi sa reprise dans la région alors que, dans les services, l’informatique et le conseil ont dû faire face à une demande atone, dans un climat économique incertain.

Ces incertitudes, géopolitique et commerciale au plan mondial mais aussi budgétaire et fiscale en France, pèsent sur le climat des affaires.

Janvier 2026

 

2e trimestre 2025
L’emploi salarié résiste en Ile-de-France

Au printemps 2025, l’économie francilienne est restée à la peine mais a continué à faire preuve de résilience. Ainsi, le nombre de défaillances d’entreprises dans la région est certes resté très conséquent (15 908 de juillet 2024 à juin 2025) mais sa hausse a été cantonnée à 2,7 % sur un an au deuxième trimestre 2025 alors que les augmentations s’écrivaient à deux chiffres fin 2024.

Parallèlement, même si le taux de chômage a augmenté plus rapidement ces derniers mois en Ile-de-France qu’en France métropolitaine, l’emploi salarié privé francilien a rebondi au deuxième trimestre 2025 (+ 11 653 unités) et n’est inférieur que de 0,1 % à son niveau de la même période de 2024. Au plan sectoriel, l’immobilier est toujours à la peine (le prix des logements anciens franciliens est hésitant et l’offre de bureaux immédiatement disponibles au 30 juin en Ile-de-France a quasiment atteint les 6 000 000 m²) mais, dans le même temps, le nombre de nuitées hôtelières dans la région-capitale (19,8 millions au printemps 2025) a augmenté de 11,4 % sur un an.

Conjoncture française

Après avoir augmenté de seulement 0,1 % au premier trimestre 2025, le PIB hexagonal a crû plus significativement au printemps dernier (+ 0,3 %). Ainsi, après les six premiers mois de l’année, l’acquis de croissance pour 2025 s’est élevé à + 0,6 %.

Dans ce contexte, après avoir subi des baisses de 0,3 % au quatrième trimestre 2024, puis de 0,1 % au premier trimestre 2025, l’emploi salarié privé est reparti à la hausse au printemps dernier (+ 0,2 % sur un trimestre) ; l’emploi résiste aussi au plan national et son repli sur un an est cantonné à 0,1 %. Parallèlement, le taux de chômage est resté stable au deuxième trimestre 2025 (à 7,3 % en France métropolitaine et à 7,5 % en tenant compte des départements d’outre-mer).

Tendances à court terme

L’économie francilienne a été favorablement orientée dans tous les secteurs en juillet et en août avant que les tendances ne divergent à la rentrée. Ainsi, en septembre, l’activité dans le bâtiment est repartie à la baisse, particulièrement dans le second œuvre, tandis que l’activité industrielle dans la région s’est stabilisée et que les services marchands sont globalement restés dynamiques même si l’informatique et le conseil ont subi les effets du climat économique incertain.

Cette incertitude (à la fois économique, politique, budgétaire et fiscale en France et géopolitique et commerciale au plan mondial) pénalise fortement les entreprises.

Octobre 2025


1er trimestre 2025
Écart désormais nul entre les taux de chômage
en Ile-de-France et en France métropolitaine

L’économie francilienne est restée à la peine début 2025. Ainsi, l’emploi salarié privé francilien s’est de nouveau replié au premier trimestre 2025 et est d’ores et déjà inférieur de 0,4 % à son niveau d’un an auparavant ; par conséquent, le taux de chômage francilien a augmenté de 0,2 point début 2025 pour se fixer à 7,2 %, soit le même niveau qu’en France métropolitaine alors que l’écart atteignait jusqu’à 1,3 point il y a une dizaine d’années.

Parallèlement, le nombre de défaillances d’entreprises dans la région a certes marqué un temps d’arrêt au premier trimestre 2025 mais est resté très conséquent (15 799 d’avril 2024 à mars 2025). Au plan sectoriel, l’offre de bureaux immédiatement disponible a continué à croître en Ile-de-France et le taux de vacance moyen s’est élevé à 10,5 % ; les rares éclaircies sont venues de l’immobilier de logement et de l’activité touristique : le prix des logements anciens franciliens est reparti à la hausse et le nombre de nuitées hôtelières dans la région-capitale - notamment pour les clientèles internationales - a été favorablement orienté.

Conjoncture française

Après s’être replié de 0,1 % fin 2024, le PIB hexagonal – significativement pénalisé par le commerce extérieur - est tout juste repassé en territoire positif au premier trimestre 2025 (+ 0,1 %). Ainsi, après les trois premiers mois de l’année, l’acquis de croissance pour 2025 ne s’est élevé qu’à + 0,3 % (contre + 0,8 % à la même période, un an plus tôt).

Dans le même temps, après avoir subi une baisse de 0,4 % au quatrième trimestre 2024, l’emploi salarié privé a reculé de 0,1 % sur un trimestre début 2025, soit un repli cumulé de 0,6 % depuis le premier trimestre 2024 ; dans ce contexte, le taux de chômage a augmenté au premier trimestre 2025 pour se fixer à 7,2 % en France métropolitaine et à 7,4 % en tenant compte des départements d’outre-mer.

Tendances à court terme

L’évolution de l’économie francilienne est restée contrastée d’un secteur à l’autre au printemps 2025 mais les dynamiques se sont inversées ; ainsi, en juin, l’activité des services marchands a subi une baisse de régime liée à l’attentisme des consommateurs provoqué par le contexte géopolitique et par les effets néfastes des fortes chaleurs ; l’activité dans le bâtiment a, quant à elle, été à la peine pendant les ponts de mai avant de repartir à la hausse en juin tandis que la production industrielle francilienne a été dynamique tout au long du deuxième trimestre 2025. Plus globalement, en France, l’incertitude politique, budgétaire, fiscale et économique continue à prévaloir et, au niveau mondial, les tensions géopolitiques au Proche-Orient et au Moyen-Orient, la guerre en Ukraine et l’imprévisibilité des droits de douane imposés par le président américain constituent des aléas encore plus importants pour l’activité des entreprises.

Juillet 2025

 

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